Un symbole de haine sur un lieu de solidarité
Le parquet de Bordeaux a confirmé mercredi 7 janvier 2026 l'ouverture d'une enquête après la découverte d'une croix gammée sur la plaque d'entrée du Centre d'accueil et d'écoute Gisèle-Halimi, une association dédiée aux femmes en difficulté. Cet acte de vandalisme, qualifié de raciste et antisémite, intervient six mois après une première dégradation du même lieu.
Une enquête pour « dégradation à caractère haineux »
L'enquête, confiée à la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de la Gironde, vise à identifier les auteurs de ce geste. Les faits sont qualifiés de « dégradation ou détérioration du bien d'autrui commise en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion ».
L'association dénonce une intimidation insupportable
Dans un communiqué, l'Association pour l'accueil des femmes en difficulté (Apafed) a exprimé son indignation :
« Six mois après la vandalisation de notre plaque, le Centre Gisèle-Halimi a de nouveau été ciblé par des actes de dégradation à caractère raciste et antisémite. Ces actes graves, haineux et totalement inacceptables visent à intimider un lieu de protection, d'écoute et de soutien dédié aux femmes et aux enfants victimes de violences. »
Un contexte politique tendu
Cet incident s'inscrit dans un climat de montée des extrémismes en France, alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu tente de renforcer les dispositifs de lutte contre les discours de haine. Pourtant, les associations dénoncent un manque de moyens et une impunité persistante pour les auteurs de tels actes.
Le Premier ministre a réagi en condamnant fermement cet acte, rappelant l'engagement de l'État contre toutes les formes de discrimination. Cependant, les critiques de la gauche pointent du doigt la responsabilité des discours de certains partis d'extrême droite, accusés de légitimer la violence.
La France face à la résurgence des symboles nazis
Cette affaire rappelle les récents incidents similaires en Europe, notamment en Hongrie, où les symboles nazis sont de plus en plus visibles. La France, membre fondateur de l'Union européenne, se doit de montrer l'exemple dans la lutte contre l'extrémisme.
Les associations appellent à une mobilisation citoyenne et politique pour défendre les valeurs républicaines, alors que la campagne pour les élections de 2027 s'annonce déjà tendue.