Un climat politique explosif à Marseille
Alors que la campagne des municipales bat son plein, la ville de Marseille est au cœur d'une polémique politique après la mort violente d'un militant identitaire à Lyon. Franck Allisio, député du Rassemblement National (RN) et candidat à la mairie, a vivement réagi lors de son passage dans l'émission 8h30 franceinfo, accusant directement l'extrême gauche d'être responsable de ce drame.
Une accusation frontale contre LFI
Franck Allisio a pointé du doigt La France insoumise (LFI), affirmant que le parti était lié à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste dissous en 2023. LFI est la vitrine légale de la Jeune Garde
, a-t-il déclaré, évoquant le passé militant de Raphaël Arnault, député LFI et ancien leader de cette organisation. Plusieurs suspects dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, le militant identitaire tué à Lyon, auraient été fichés S pour leur appartenance à ce groupe.
Un couvre-feu et des 'pass familles' pour Marseille
Au-delà de cette affaire, Franck Allisio a présenté ses propositions pour Marseille, notamment un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans et un système de pass famille-minots-seniors pour réserver certaines plages et jardins publics. Ce n'est pas un pass anti-jeunes, c'est un pass anti-racaille
, a-t-il justifié, suscitant des critiques de la droite et du centre.
La violence politique au cœur du débat
L'élu RN a dénoncé une spirale de la violence, affirmant que les élus du RN étaient les premières cibles de l'extrême gauche. Nous dénonçons depuis des années la radicalisation de cette extrême gauche qui est le bras armé de LFI
, a-t-il déclaré, faisant référence aux positions de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les différents partis politiques français, alors que les élections législatives approchent.
Réactions et polémiques
Les propos de Franck Allisio ont immédiatement suscité des réactions. Du côté de LFI, on a dénoncé des amalgames dangereux, tandis que la droite modérée a critiqué ses propositions jugées discriminatoires. Dans une tribune publiée fin janvier, 50 jeunes soutenant la candidate Martine Vassal ont qualifié le dispositif de pass famille de discriminatoire.
Un contexte national tendu
Cette affaire s'inscrit dans un climat politique national déjà tendu, marqué par des tensions entre le gouvernement de Sébastien Lecornu et l'opposition, ainsi que par des débats sur la sécurité et l'identité. Alors que le président Emmanuel Macron tente de rassembler les forces modérées, les extrêmes continuent de monter en puissance, avec des propositions toujours plus clivantes.