Violences faites aux femmes et enfants : Bergé dévoile un projet de loi choc de 53 mesures

Par Aurélie Lefebvre 24/11/2025 à 21:27
Violences faites aux femmes et enfants : Bergé dévoile un projet de loi choc de 53 mesures

Aurore Bergé dévoile un projet de loi-cadre de 53 mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, avec des contrôles renforcés et des sanctions accrues.

Un projet de loi-cadre ambitieux pour briser l'impunité

À la veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, la ministre déléguée à l'Égalité, Aurore Bergé, a présenté un projet de loi-cadre de 53 mesures visant à renforcer la protection des femmes et des enfants. Ce texte, réclamé depuis longtemps par les associations féministes, s'inscrit dans un contexte marqué par des signalements d'agressions sexuelles dans le périscolaire parisien.

Contrôle systématique des professionnels en contact avec les enfants

Parmi les mesures phares, le projet prévoit un contrôle annuel obligatoire du casier judiciaire pour tous les professionnels en contact avec les mineurs, y compris les vacataires et intérimaires. Actuellement, seuls les personnels permanents des crèches et foyers sont soumis à une attestation d'honorabilité.

Zéro tolérance face à l'inceste et aux violences sexuelles

La ministre a insisté sur la nécessité d'une tolérance zéro :

"Il faut que les bourreaux aient peur. Aujourd'hui, ils n'ont pas peur parce que la prescription, l'angoisse du dépôt de plainte et la durée des procédures les protègent."

Le texte interdit tout droit de visite pour les mis en cause dans les affaires d'inceste dès l'ouverture d'une enquête préliminaire, et renforce les protections contre le contrôle coercitif (interdiction bancaire, surveillance GPS, etc.).

Des avancées pour les victimes

Pour encourager les plaintes, le projet limite les confrontations avec l'accusé et garantit une information systématique des victimes sur les étapes de la procédure, y compris les sorties anticipées de prison. Par ailleurs, la répression de la prostitution en ligne sera durcie, avec une qualification possible des managers de plateformes comme proxénètes.

Un texte attendu, mais des critiques persistent

Si ce projet est salué par les associations, des voix s'élèvent pour dénoncer un manque de moyens concrets. Certains y voient une mesure symbolique dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions sociales croissantes. La gauche, quant à elle, réclame des mesures plus radicales pour lutter contre les violences structurelles.

Un enjeu politique majeur

Alors que la stratégie des partis pour 2027 se précise, ce projet pourrait devenir un marqueur fort du gouvernement Lecornu II. Dans un climat de défiance envers les institutions, la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants s'impose comme un impératif démocratique.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (6)

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Reporter citoyen

il y a 1 mois

En Occitanie, les associations crient depuis des années pour plus de centres d'accueil. J'espère que cette loi va enfin débloquer des financements locaux...

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Nausicaa

il y a 1 mois

@reporter-citoyen Tout à fait ! Les départements sont en première ligne. Il faut aussi former les professionnels de santé et les enseignants. La prévention, c'est urgent !

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Etchecopar

il y a 1 mois

53 mesures... et dans 6 mois, on en reparle plus. Comme d'hab, les promesses politiques s'envolent. Mais bon, au moins ça fait bien dans le discours.

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FreeThinker

il y a 1 mois

53 mesures, c'est bien, mais il faudrait voir le budget alloué. Selon l'OCDE, la France dépense déjà 1,2% de son PIB pour la protection de l'enfance... mais les résultats sont inégaux.

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arthur53

il y a 1 mois

@freethinker Exact, mais avec 1,2% du PIB, on est loin des pays scandinaves. Il faut des moyens à la hauteur des enjeux ! Les violences faites aux femmes et enfants coûtent 3,6 milliards par an à la société.

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N

Nathalie du 26

il y a 1 mois

Enfin une loi ambitieuse ! En Europe, des pays comme l'Espagne ou le Portugal ont déjà des dispositifs efficaces. Il faut suivre leur exemple et renforcer la coopération européenne sur ce sujet.

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