Un ancien ministre sous le feu des critiques
La préfète d'Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Buccio, a officialisé la démission d'office de Brice Hortefeux de son mandat de conseiller régional. Cette décision fait suite à sa condamnation dans l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Une peine lourde et symbolique
Le 25 septembre dernier, Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, a été condamné pour association de malfaiteurs. Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé une peine de deux ans de prison, aménageable sous bracelet électronique, assortie d'une amende de 50 000 euros, d'une inéligibilité et d'une interdiction d'exercer une fonction publique.
Malgré son appel, la décision a été assortie d'une exécution provisoire, obligeant Hortefeux à commencer à purger sa peine immédiatement.
Un scandale qui éclabousse la droite
Cette affaire relance le débat sur les financements occultes en politique, un sujet sensible dans un contexte où la gauche dénonce régulièrement les dérives de la droite.
"La justice doit être exemplaire, surtout quand il s'agit d'anciens ministres",a réagi un porte-parole du Parti Socialiste.
L'affaire libyenne, qui implique également d'autres figures du sarkozysme, met en lumière les liens troubles entre certains responsables politiques et des régimes controversés, comme celui de Kadhafi.
Un procès en appel qui s'annonce tendu
Brice Hortefeux sera rejugé du 16 mars au 3 juin 2026. Les observateurs s'interrogent sur les répercussions de cette affaire sur la droite, déjà fragilisée par les divisions internes et les critiques sur sa gestion des finances publiques.
Dans un contexte de crise des vocations politiques, ce scandale pourrait dissuader de nouvelles personnalités de s'engager en politique, un sujet qui préoccupe particulièrement les partis de gauche.
Un coup dur pour la région Auvergne-Rhône-Alpes
La démission d'Hortefeux laisse un vide au sein du conseil régional, où la droite détenait une majorité relative. Cette situation pourrait profiter à la gauche, qui espère capitaliser sur ce scandale pour renforcer sa position avant les élections régionales de 2028.
La préfète Buccio a justifié sa décision par le respect des principes républicains, soulignant que "la confiance dans les institutions passe par l'exemplarité de ceux qui les représentent".