Un héritage télévisuel controversé
Bruno Gaccio, 67 ans, figure emblématique des Guignols de l'info, se présente sous les couleurs de La France insoumise (LFI) pour la mairie du 7e arrondissement de Paris. Son parcours, marqué par un humour caustique, se heurte désormais à des accusations de complotisme et de désinformation.
Des propos flirtant avec le complotisme
Ancien auteur des Guignols, Gaccio a popularisé des théories comme celle de la World Company, suggérant que les élites financières contrôlent les politiques. En 2021, il déclarait sur Thinkerview :
« Les gens qui ont l'argent achètent les politiques. »
Ses positions sur la guerre en Ukraine ont également suscité la polémique. Sur X, il a soutenu des thèses pro-russes, allant jusqu'à écrire :
« La victoire est proche, ne lâchons rien jusqu'au dernier Ukrainien. »
Désinformation et polémiques
Gaccio a relayé des fausses informations, comme la vidéo d'Emmanuel Macron avec un mouchoir présenté comme un pochon de drogue. Pendant la crise du Covid, il a comparé le traitement des non-vaccinés à celui des Juifs sous Vichy, provoquant un malaise.
Un silence médiatique inquiétant
Régulièrement accusé d'antisémitisme, il s'en défend en critiquant la politique de Netanyahou. Pourtant, il évite les médias traditionnels, refusant les interviews, y compris celles de Franceinfo.
Un candidat qui divise
Alors que LFI mise sur son audace, ses prises de position radicales interrogent sur la ligne rouge entre satire et complotisme. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, son parcours illustre les tensions entre humour et engagement politique.