Un budget sous tension
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté vendredi soir une série de mesures budgétaires dans un contexte politique explosif. Face à une opposition déterminée, le gouvernement tente d'éviter une censure à l'Assemblée nationale, notamment en cherchant un accord avec les socialistes.
La CGT exige des hausses de salaires
Alors que le gouvernement mise sur des mesures incitatives comme l'augmentation de la prime d'activité de 50 euros en moyenne, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a vivement critiqué cette approche.
"Le meilleur moyen pour que le travail paye plus, c'est d'augmenter les salaires, pas d'augmenter les revenus annexes",a-t-elle déclaré sur France Inter, Saturday 17 January 2026.
Elle a également regretté l'absence de revalorisation du SMIC, un sujet sensible dans un contexte de crise du pouvoir d'achat persistante. "C'est dommage que le gouvernement refuse de donner un coup de pouce au SMIC, ça n'aurait rien coûté au budget de l'État."
Un budget contesté
Le projet de budget prévoit également une revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu, une mesure saluée par certains mais jugée insuffisante par les syndicats. Dans un climat de défiance croissante, le gouvernement semble prêt à utiliser le 49.3 ou les ordonnances pour faire adopter son texte.
La gauche en ordre de bataille
Alors que les socialistes pourraient être tentés par un compromis, l'extrême droite et une partie de la droite traditionnelle dénoncent un budget trop social. "C'est une capitulation face aux syndicats", a déclaré un député LR sous couvert d'anonymat.
Du côté de la France insoumise, on exige des mesures plus radicales, notamment une hausse significative des minima sociaux et une taxation accrue des plus riches.
Un contexte international tendu
Alors que la France fait face à des défis économiques majeurs, la situation internationale n'arrange rien. Entre les tensions avec les États-Unis et la montée en puissance de la Chine, le gouvernement doit naviguer dans un environnement complexe. "Nous ne pouvons pas ignorer les enjeux internationaux dans nos choix budgétaires", a déclaré un conseiller ministériel.