Un budget sous tension dans un contexte international explosif
Dans un contexte marqué par les tensions commerciales internationales et les divisions politiques internes, Laurent Wauquiez, chef des députés Les Républicains, a annoncé mercredi 21 janvier qu’il ne soutiendrait pas une motion de censure contre le gouvernement Lecornu, malgré l’usage du 49.3 pour faire adopter le budget 2026.
« Dans le contexte international de danger qui est celui de la France et de menace d’une guerre commerciale, il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement et de laisser la France sans budget », a déclaré Wauquiez devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP). Cette position contraste avec celle de certains élus LR, comme David Lisnard, maire de Cannes, qui a appelé à renverser l’exécutif.
Wauquiez a fermement rejeté l’idée d’un budget « socialiste », comme l’a affirmé Bruno Retailleau, président du parti. « Ce n’est pas un budget socialiste, ce n’est pas un budget de droite. C’est un budget qui est le fruit d’une situation politique pleine de tempêtes », a-t-il souligné, reconnaissant toutefois des imperfections, notamment sur les économies et le poids imposé aux entreprises.
Une droite divisée face à l’unité nationale
Le chef des députés LR a vivement critiqué Lisnard, lui reprochant de chercher à instrumentaliser la crise politique pour des ambitions personnelles. « Ceux qui veulent censurer ou ne pas censurer, la meilleure façon, c’est d’avoir le courage de se présenter aux élections législatives », a-t-il lancé, rappelant que Lisnard brigue sa réélection à Cannes et envisage une candidature à la présidentielle.
Wauquiez a réitéré son appel à une « primaire de la droite élargie », incluant des figures comme Gérald Darmanin (Renaissance) ou Sarah Knafo (Reconquête), tout en citant des « jeunes talents » comme Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement. Il a également évoqué Édouard Philippe, l’exhortant à devenir « le premier champion du rassemblement de la droite ».
La France face aux défis internationaux
Sur le plan diplomatique, Wauquiez a apporté son soutien à la position française face aux menaces de Donald Trump sur le Groenland, rejetant toute « soumission européenne » aux États-Unis. « Il ne peut pas y avoir de soumission européenne à Donald Trump », a-t-il martelé, appelant l’UE à « cesser d’offrir un ticket d’entrée gratuit » aux États-Unis et à la Chine.
Cette déclaration intervient alors que la France et ses partenaires européens cherchent à renforcer leur autonomie stratégique face aux pressions commerciales américaines et chinoises. Wauquiez a insisté sur la nécessité d’une « unité nationale » dans ce contexte, une position qui pourrait influencer les stratégies des partis en vue des élections de 2027.