Une ambiance de « chasse à LFI » selon Clémentine Autain
Dans une interview accordée aux 4V, Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis et candidate à la primaire de la gauche, a dénoncé une « ambiance de chasse à La France insoumise » après le meurtre de Quentin Deranque, militant nationaliste tué à Lyon dans un affrontement avec des antifascistes.
Un drame qui divise la gauche
L'ancienne insoumise, aujourd'hui cofondatrice du mouvement L'Après, s'est dite choquée par ce drame, tout en critiquant une « opération d'instrumentalisation » visant à nuire non seulement à LFI, mais à l'ensemble de la gauche.
« On continue de ne pas voir que les milices fascistes, elles, tuent depuis longtemps dans une impunité incroyable »,a-t-elle souligné.
Des accusations « infondées » contre LFI
Clémentine Autain a regretté « une espèce d'ambiance de démesure, d'outrance » autour de cette affaire, pointant du doigt des accusations « qui ne sont pas fondées ». Elle a notamment critiqué les propos de Laurent Wauquiez et du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui ont évoqué une « impunité » dont bénéficierait LFI, une affirmation qu'elle juge « sans aucun sens ».
L'urgence d'un apaisement
Pour la députée, il est urgent que des mots d'apaisement soient prononcés, y compris par LFI. Elle a appelé à la clarté, notamment sur le cas de Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires sont impliqués dans l'enquête.
« Je souhaite qu'ils prennent des actes et posent des mots qui permettent de dire que la lutte antifasciste ne peut pas se faire dans ces formes-là »,a-t-elle déclaré.
Des alliances possibles malgré tout ?
Interrogée sur la possibilité d'alliances avec LFI pour les municipales, Clémentine Autain a répondu que cela dépendrait des « mots et actes d'apaisement » que le parti insoumis saurait produire. Elle a toutefois rappelé que « les électeurs insoumis n'ont pas signé pour ça », refusant de faire un amalgame entre LFI et les violences commises.
Un contexte politique explosif
Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu, marqué par la montée des tensions entre la gauche et la droite, ainsi que par la banalisation de l'extrême droite, selon les termes de l'élue. Elle a également critiqué le « débordement de testostérone » dans le débat politique, appelant à un retour à la rationalité.