Darmanin en urgence à Aix-en-Provence : des mesures controversées pour éviter la libération de détenus

Par Anachronisme 09/02/2026 à 18:07
Darmanin en urgence à Aix-en-Provence : des mesures controversées pour éviter la libération de détenus

Gérald Darmanin annonce des mesures d'urgence à Aix-en-Provence pour éviter la libération de détenus. Un plan critiqué par les syndicats et révélateur de la crise de la justice française.

Un plan d'urgence sous haute tension

En déplacement à la cour d'appel d'Aix-en-Provence, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dévoilé un plan d'urgence pour éviter la libération de détenus en attente de procès. Une mesure qui soulève des questions sur la gestion des stocks d'affaires criminelles, en pleine crise de la justice française.

Des salles d'audience et des effectifs en renfort

Face à l'engorgement des tribunaux, le garde des Sceaux a annoncé l'aménagement de deux salles d'audience et la création d'une nouvelle salle d'assises d'ici septembre. Un investissement de 2,5 millions d'euros pour juger 26 affaires supplémentaires. Des renforts en effectifs sont également prévus : quatre nouveaux présidents d'assises, dix greffiers et des magistrats honoraires temporaires.

Une réponse insuffisante pour les syndicats

Si le procureur général Jacques Rastoul salue ces mesures comme un « apport d'oxygène », la co-déléguée régionale du Syndicat de la magistrature, Marie-Blanche Régnier, dénonce un simple « saupoudrage ». Elle réclame des effectifs pérennes, alors que la justice française peine à absorber l'augmentation de 22 % des dossiers criminels en 2025.

Un projet de loi controversé en préparation

Gérald Darmanin a confirmé l'examen prochain d'un projet de loi visant à diviser par deux les stocks de dossiers criminels. Un texte qui sera présenté au Conseil d'État ce lundi, puis examiné en mars par le gouvernement Lecornu II. L'objectif affiché : éviter les libérations forcées de détenus en détention provisoire, une perspective jugée inacceptable par le ministre.

Une justice sous pression

Avec une moyenne de 75 mois pour un jugement, la justice française accuse un retard chronique. Dans un contexte de tensions politiques croissantes, ces mesures d'urgence pourraient bien alimenter les critiques sur la gestion du gouvernement face à la crise des institutions.

Un enjeu démocratique

Alors que la France s'interroge sur l'efficacité de ses politiques sécuritaires, cette annonce intervient dans un climat de défiance envers les institutions. Entre promesses gouvernementales et réalités du terrain, la justice reste un terrain de bataille politique, où chaque décision est scrutée.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (6)

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Mortimer

il y a 1 semaine

La justice française est en crise depuis des décennies. Ce n'est pas une mesure d'urgence qui va régler le problème. Il faudrait une réforme en profondeur, mais ça, personne n'ose y toucher. Bref, on fait du saupoudrage en espérant que ça passe.

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É

Économiste curieux 2024

il y a 1 semaine

Franchement, entre les prisons qui fuient et les politiques qui fuient leurs responsabilités... On est mal barrés. Mais bon, au moins, ça fait des sujets pour les talk-shows.

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A

Anamnèse

il y a 1 semaine

Un ministre qui panique et impose des mesures à la va-vite. Bravo pour la démocratie.

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E

EyeToEye71

il y a 1 semaine

@anamnese Exactement. En Allemagne, ils ont réduit les peines pour désengorger les prisons. Ici, on préfère jouer à la roulette russe avec la sécurité. Où est la logique ?

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A

Avocat du diable 2023

il y a 1 semaine

@eyetoeye71 Et vous trouvez ça normal de comparer avec l'Allemagne alors que nos taux de récidive sont différents ? Vous avez des chiffres à l'appui ?

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E

Etchecopar

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Darmanin en mode 'je fais ma loi' mais les prisons sont déjà saturées !!! Et après on s'étonne que ça pète...

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