Un débat sans enjeu, une opposition absente
Lundi 19 janvier, l'Assemblée nationale a accueilli un débat sur la politique étrangère française, marqué par une absence criante de députés. Seule une vingtaine de parlementaires étaient présents pour écouter les ministres Jean-Nöel Barrot et Catherine Vautrin défendre la position de la France face aux crises internationales, notamment l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis.
Une actualité brûlante, une salle déserte
Alors que le monde est en ébullition – entre la guerre en Ukraine, les révoltes en Iran, le conflit à Gaza et les provocations de Donald Trump –, le débat s'est tenu dans une indifférence presque générale. Les couloirs du Palais-Bourbon résonnaient davantage des discussions sur le budget 2026 que des enjeux géopolitiques. Une attitude symptomatique d'une opposition en perte de vitesse, selon les observateurs.
Le gouvernement joue la carte de l'autorité
Alors que les ministres tentaient de justifier la position française, notamment son soutien aux démocraties fragilisées comme le Venezuela, les esprits étaient ailleurs. Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l'utilisation de l'article 49.3 pour imposer le budget 2026, une manœuvre autoritaire qui a relégué le débat international au second plan.
La France isolée face aux puissances autoritaires
Dans un contexte de tensions accrues avec les États-Unis et la Russie, la France tente de jouer les médiateurs. Mais son influence est fragilisée par les divisions internes. L'Union européenne, pourtant alliée naturelle, peine à s'imposer face aux ambitions hégémoniques de la Chine et de la Russie.
L'opposition en quête de crédibilité
Les rares députés présents ont critiqué l'absence de stratégie claire face aux crises.
"La France ne peut pas se permettre de rester passive",a déclaré un élu de gauche, soulignant l'urgence d'une diplomatie plus proactive. Mais dans une Assemblée vidée de ses forces vives, ces appels restent lettre morte.
Un débat sans lendemain
Le débat, poursuivi au Sénat dans la soirée, n'avait aucune valeur contraignante. Une nouvelle illustration du désengagement croissant des institutions face aux enjeux mondiaux, alors que la France se retrouve de plus en plus isolée sur la scène internationale.