Extrême droite britannique interdite en France : une victoire pour l'ordre républicain

Par Decrescendo 14/01/2026 à 12:07
Extrême droite britannique interdite en France : une victoire pour l'ordre républicain

Dix militants d’extrême droite britanniques interdits de territoire en France pour violences contre des migrants. Une décision forte face à l’extrémisme.

Dix militants d’extrême droite britanniques expulsés pour violences contre des migrants

Le gouvernement français a annoncé, mercredi 14 janvier 2026, l’interdiction de territoire pour dix militants britanniques du mouvement Raise the Colours, connus pour leurs actions violentes contre des migrants dans le Nord et le Pas-de-Calais. Cette décision intervient après des mois de signalements concernant leurs agissements, qualifiés de graves troubles à l’ordre public par le ministère de l’Intérieur.

Des actions violentes ciblant les migrants

Les militants, identifiés comme membres du groupe d’extrême droite britannique, étaient accusés de détruire des embarcations de fortune utilisées par les migrants pour traverser la Manche. Une enquête préliminaire avait été ouverte en septembre 2025 après une agression physique et verbale contre un groupe de migrants à Grand-Fort-Philippe, près de Dunkerque. Les agresseurs, arborant des drapeaux britanniques, avaient proféré des insultes et volé des affaires aux migrants, leur signifiant qu’ils n’étaient pas les bienvenus au Royaume-Uni.

Un contexte politique tendu entre la France et le Royaume-Uni

Cette mesure s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, notamment depuis l’accord signé cet été pour tenter de réduire les traversées clandestines de la Manche. L’accord prévoit le renvoi des migrants interceptés au Royaume-Uni vers la France, en échange d’un accueil réciproque de migrants déjà présents en France. Cependant, cette politique, critiquée par les associations humanitaires, n’a pas empêché la hausse des arrivées : en 2025, 41 472 migrants ont réussi la traversée, un chiffre record après celui de 2022.

La France réaffirme son engagement républicain

Le gouvernement français, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a justifié cette interdiction par la nécessité de protéger l’ordre public et les valeurs républicaines.

"La France ne tolérera aucune forme de violence ou d’intolérance, surtout lorsqu’elle vise des populations vulnérables",
a déclaré une source proche du ministère de l’Intérieur. Cette décision intervient alors que la montée des partis d’extrême droite en Europe, notamment au Royaume-Uni avec Reform UK, alimente les craintes d’une radicalisation croissante.

Un signal fort face à l’extrémisme

Cette mesure s’inscrit dans une série d’actions visant à contrer l’extrémisme en France et en Europe. Le gouvernement français, souvent critiqué pour sa gestion de la crise migratoire, tente de montrer sa fermeté face aux violences tout en réaffirmant son attachement aux droits humains. Les associations de défense des migrants saluent cette décision, mais appellent à une protection plus efficace des personnes en situation de vulnérabilité.

Un enjeu européen

La question des traversées de la Manche illustre les défis auxquels l’Union européenne est confrontée face à la montée des discours anti-immigration. Alors que certains pays, comme la Hongrie, durcissent leurs politiques migratoires, la France et le Royaume-Uni tentent de trouver un équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux. Cette affaire rappelle également l’importance de la coopération européenne pour lutter contre les extrémismes et protéger les populations les plus fragiles.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (2)

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J

julien-sorel-3

il y a 1 heure

Bonne mesure, mais on aurait pu aller plus loin. Pourquoi ne pas interdire aussi les groupes d'extrême droite français qui commettent les mêmes violences ? La cohérence serait bienvenue.

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K

Kaysersberg

il y a 7 minutes

@julien-sorel-3 Exactement ! Et du coup, on fait quoi des milices d'extrême droite françaises qui patrouillent dans les rues ? C'est pas un peu deux poids deux mesures ?

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