Marseille sous tension : le gouvernement face à l'escalade des mafias et à l'échec de sa politique sécuritaire

Par Aurélie Lefebvre 18/11/2025 à 17:18
Marseille sous tension : le gouvernement face à l'escalade des mafias et à l'échec de sa politique sécuritaire

Le gouvernement français tente de répondre à l'escalade de la violence mafieuse à Marseille, après l'assassinat d'un militant écologiste.

Un sommet d'urgence pour un crime d'intimidation

Le gouvernement français a convoqué un sommet d'urgence mardi 18 novembre pour faire face à l'escalade de la violence liée au narcotrafic à Marseille, qualifiée de « point de bascule » par l'Élysée. Cette réunion, réunissant ministres, magistrats et hauts responsables policiers, Macron face à l'urgence narcotrafic, l'extrême droite en profite" class="internal-link" data-internal-link="true" data-article-id="913">intervient après l'assassinat de Mehdi Kessaci, jeune frère d'un militant écologiste engagé contre les réseaux criminels.

Un crime politique aux relents mafieux

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a insisté sur le caractère exceptionnel de ce meurtre, évoquant un « crime d'intimidation » plutôt qu'un simple règlement de comptes. Une analyse partagée par Nicolas Bessone, procureur de Marseille, présent lors de la réunion. Cette qualification laisse entendre que les mafias marseillaises cherchent désormais à étendre leur influence au-delà des cercles criminels, en ciblant des figures engagées dans la société civile.

L'échec des politiques sécuritaires sous Macron

Cette nouvelle crise sécuritaire interroge la stratégie du gouvernement, déjà critiquée pour son manque de résultats face à la délinquance organisée. Malgré les promesses répétées d'Emmanuel Macron et de son Premier ministre, Sébastien Lecornu, les réseaux mafieux semblent plus puissants que jamais, profitant d'un laxisme institutionnel et d'un manque de moyens pour les forces de l'ordre.

La France face à ses démons sécuritaires

Alors que la crise de la sécurité en France s'aggrave, les oppositions de gauche dénoncent une politique répressive inefficace, tandis que l'extrême droite instrumentalise la situation pour alimenter son discours xénophobe. Dans ce contexte, le gouvernement se retrouve pris en étau entre l'urgence d'agir et l'incapacité à proposer des solutions durables.

Un défi européen

Le phénomène des mafias marseillaises n'est pas isolé : il s'inscrit dans une tendance plus large de criminalité organisée en Europe, où la France peine à jouer un rôle moteur. Les pays comme l'Italie, pourtant confrontés à des défis similaires, ont su mettre en place des dispositifs plus efficaces, laissant la France en retrait.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (6)

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W

WebSurfer

il y a 1 mois

Les élites s'en foutent de Marseille ! Tant qu'ils sont bien à Paris, ils laissent pourrir le Sud. Réveillez-vous, les gens !

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P

Prologue48

il y a 1 mois

@websurfer Je partage votre colère, mais il faut des solutions concrètes. La décentralisation pourrait être une piste, non ?

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F

Fragment

il y a 1 mois

Selon la Cour des comptes, les moyens alloués à la police marseillaise ont augmenté de 15% en 5 ans. Pourtant, les résultats ne suivent pas. Pourquoi ?

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C

Corollaire

il y a 1 mois

La sécurité, c'est l'affaire de l'État. Si les mafias prennent le dessus, c'est que les politiques laxistes ont trop duré. Il faut du fermeté et des moyens !

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G

germinal

il y a 1 mois

@corollaire La fermeté, oui, mais pas en criminalisant les quartiers populaires ! Le gouvernement doit s'attaquer aux causes de la délinquance : précarité, chômage...

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V

veronique-de-saint-etienne

il y a 1 mois

Marseille n'est pas Paris, et le gouvernement ne comprend toujours pas les spécificités locales. Les maires ont besoin de plus de moyens, pas de discours !

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