Un projet de loi sous tension
Le député Les Démocrates Olivier Falorni, rapporteur général du projet de loi sur la fin de vie, exprime sa confiance malgré les obstacles politiques. Le texte, rejeté par le Sénat, revient en troisième lecture à l'Assemblée nationale. Falorni dénonce un « détricotage » du texte par les sénateurs LR, qui ont transformé le droit à l'aide active à mourir en simple droit au soulagement de la douleur.
Un climat politique lourd
Falorni évoque un climat politique tendu, marqué par des violences verbales et des divisions extrêmes. Il critique les mouvements d'« ultragauche » et d'« ultradroite », soulignant leur responsabilité dans la montée des tensions. « Les mots peuvent tuer », alerte-t-il, en référence aux récentes violences à Lyon.
La marche blanche controversée
À propos de la marche blanche prévue à Lyon en hommage à Quentin Deranque, Falorni estime qu'elle doit être interdite. Il dénonce l'instrumentalisation politique de l'événement par des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche, malgré les appels à l'apaisement des parents de la victime.
Les soins palliatifs, une priorité
Falorni insiste sur l'importance des soins palliatifs, soulignant les progrès réalisés mais aussi les lacunes persistantes. « Je suis un défenseur de l'aide active à mourir, mais aussi un militant des soins palliatifs. L'un et l'autre ne s'opposent pas », affirme-t-il. Il rejette les arguments de la droite, comme ceux du député LR Philippe Juvin, qui conditionnent la légalisation de l'euthanasie à une égalité d'accès aux soins.
Un débat apaisé malgré les polémiques
Le député se félicite du ton constructif des débats à l'Assemblée, contrastant avec les tensions sur les réseaux sociaux. Il rappelle les polémiques passées, comme celles sur l'IVG ou le mariage pour tous, et appelle à un débat « apaisé et respectueux ».
Le dérèglement climatique, une urgence
Falorni aborde également les inondations en Charente-Maritime, évoquant le dérèglement climatique et l'urgence d'agir. Il critique le manque d'entretien des digues et appelle à des politiques volontaristes en matière de développement durable.
Un appel à la responsabilité politique
En conclusion, Falorni lance un appel aux responsables politiques pour mesurer leurs propos et éviter toute forme de récupération. Il souligne la nécessité de rompre avec les discours extrêmes et de préserver l'unité nationale.