Fin de vie : Olivier Falorni défend un texte d'équilibre face aux attaques de la droite

Par Aurélie Lefebvre 20/02/2026 à 11:09
Fin de vie : Olivier Falorni défend un texte d'équilibre face aux attaques de la droite
Photo par Rafael Camacho Greilberger sur Unsplash

Olivier Falorni, rapporteur du projet de loi sur la fin de vie, défend un texte d'équilibre face aux attaques de la droite et aux tensions politiques croissantes.

Un projet de loi sous tension

Le député Les Démocrates Olivier Falorni, rapporteur général du projet de loi sur la fin de vie, exprime sa confiance malgré les obstacles politiques. Le texte, rejeté par le Sénat, revient en troisième lecture à l'Assemblée nationale. Falorni dénonce un « détricotage » du texte par les sénateurs LR, qui ont transformé le droit à l'aide active à mourir en simple droit au soulagement de la douleur.

Un climat politique lourd

Falorni évoque un climat politique tendu, marqué par des violences verbales et des divisions extrêmes. Il critique les mouvements d'« ultragauche » et d'« ultradroite », soulignant leur responsabilité dans la montée des tensions. « Les mots peuvent tuer », alerte-t-il, en référence aux récentes violences à Lyon.

La marche blanche controversée

À propos de la marche blanche prévue à Lyon en hommage à Quentin Deranque, Falorni estime qu'elle doit être interdite. Il dénonce l'instrumentalisation politique de l'événement par des groupuscules d'extrême droite et d'extrême gauche, malgré les appels à l'apaisement des parents de la victime.

Les soins palliatifs, une priorité

Falorni insiste sur l'importance des soins palliatifs, soulignant les progrès réalisés mais aussi les lacunes persistantes. « Je suis un défenseur de l'aide active à mourir, mais aussi un militant des soins palliatifs. L'un et l'autre ne s'opposent pas », affirme-t-il. Il rejette les arguments de la droite, comme ceux du député LR Philippe Juvin, qui conditionnent la légalisation de l'euthanasie à une égalité d'accès aux soins.

Un débat apaisé malgré les polémiques

Le député se félicite du ton constructif des débats à l'Assemblée, contrastant avec les tensions sur les réseaux sociaux. Il rappelle les polémiques passées, comme celles sur l'IVG ou le mariage pour tous, et appelle à un débat « apaisé et respectueux ».

Le dérèglement climatique, une urgence

Falorni aborde également les inondations en Charente-Maritime, évoquant le dérèglement climatique et l'urgence d'agir. Il critique le manque d'entretien des digues et appelle à des politiques volontaristes en matière de développement durable.

Un appel à la responsabilité politique

En conclusion, Falorni lance un appel aux responsables politiques pour mesurer leurs propos et éviter toute forme de récupération. Il souligne la nécessité de rompre avec les discours extrêmes et de préserver l'unité nationale.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (11)

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Reporter citoyen

il y a 1 heure

J'ai vu des proches souffrir en fin de vie... Ce débat, c'est pas juste du politique, c'est humain. Et là, on a l'impression que les politiques oublient ça.

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A

Anamnèse

il y a 2 heures

Falorni parle d'équilibre, mais c'est juste du langage politique pour éviter de se mouiller. Point final.

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 1 heure

@anamnese Mouais, mais bon, c'est pas comme si les autres avaient des solutions miracles. Alors on va râler, mais au final, on va voter la loi quand même.

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P

Postulat

il y a 2 heures

Encore un sujet où on va se perdre dans les détails pendant des mois, alors que les gens souffrent. Bref, la politique dans toute sa splendeur.

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L

LogicLover

il y a 3 heures

Comparé à la Belgique ou aux Pays-Bas, le texte français reste très timide. On a peur de nos propres ombres, alors qu'ailleurs ça fonctionne depuis des années.

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Nolwenn de Nivernais

il y a 2 heures

@logiclover C'est clair, mais faut pas oublier que la culture française est différente. La mort, c'est tabou ici, et ça se voit dans les débats.

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Thomas65

il y a 3 heures

Mouais, encore un débat qui va finir en eau de boudin. Les gens veulent des réponses claires, mais les politiques préfèrent jouer les équilibristes.

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I

Ingénieur perplexe

il y a 3 heures

Ah, la grande question de la fin de vie... On parle de dignité, mais en réalité, c'est surtout une question de moyens. Combien de lits en soins palliatifs par rapport à la population ? On fait l'impasse sur les chiffres, comme d'hab.

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N

Nathalie du 26

il y a 4 heures

La droite fait son cinéma comme d'hab. Mais bon, qui peut vraiment leur faire confiance sur ce sujet ?

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A

Alexis_767

il y a 4 heures

@nathalie-du-26 C'est vrai, mais la gauche non plus n'a pas vraiment brillé par son courage politique ces dernières années. Le rapport de force est bloqué, et ça se ressent dans le texte.

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T

Trégor

il y a 4 heures

Le texte de Falorni semble effectivement chercher un équilibre, mais on peut se demander si cette modération ne risque pas de diluer l'impact réel de la loi. Les coûts socio-économiques d'une fin de vie mal encadrée sont pourtant élevés...

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