Un départ anticipé qui soulève des questions
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a annoncé ce lundi 9 février 2026 son départ anticipé, plus d'un an avant la fin de son mandat. Une décision surprenante qui intervient dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions politiques croissantes.
Un bilan contrasté sous le gouvernement Lecornu
Nommé en 2015 sous la présidence de François Hollande, puis reconduit en 2021 par Emmanuel Macron, Villeroy de Galhau a piloté la Banque de France pendant onze années, marquant son mandat par une réduction drastique des effectifs (-30%) et une modernisation des infrastructures. Cependant, son départ prématuré interroge sur l'autonomie réelle des institutions financières face aux pressions politiques.
Un engagement pour l'enfance, mais des critiques persistantes
Le gouverneur, issu d'une famille industrielle influente, prendra la tête de la Fondation Apprentis d'Auteuil. Une transition qui témoigne de son engagement social, mais qui n'efface pas les critiques sur sa gestion de la politique monétaire, notamment sur la gestion du Livret A et la lutte contre le surendettement.
Un contexte politique tendu
Ce départ intervient alors que le gouvernement Lecornu II fait face à des défis majeurs, entre crise agricole et tensions européennes. Certains observateurs y voient un signe de l'affaiblissement des contre-pouvoirs dans un pays où la crise de la démocratie locale se fait de plus en plus sentir.
L'avenir de la Banque de France en question
La succession de Villeroy de Galhau s'annonce délicate, dans un contexte où la Banque de France joue un rôle clé dans la stabilité économique. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si cette institution saura conserver son indépendance face aux enjeux politiques nationaux et européens.