Des combats clandestins comme outil de propagande politique
Dans l'ombre des réseaux sociaux, des combats de free-fight ultra-violents se multiplient, servant de vitrine à des mouvances d'extrême droite radicale. Ces affrontements, organisés en dehors de tout cadre légal, attirent des dizaines de milliers de spectateurs en ligne, tandis que leurs organisateurs et participants affichent ouvertement leurs convictions politiques.
Une violence organisée et médiatisée
Les vidéos de ces combats, souvent tournées dans des lieux abandonnés du sud de la France ou en région parisienne, cumulent des millions de vues. Les organisateurs, comme le groupe FPVS, utilisent des plateformes comme Instagram, TikTok et YouTube pour diffuser ces images, édulcorées mais toujours marquées par une violence extrême. Les combats, sans règles ni protection, se déroulent sur du béton, de la terre ou du sable, avec pour seul objectif d'assommer l'adversaire.
Des symboles et des réseaux identitaires
Derrière ces affrontements, des symboles et des personnalités liées à l'extrême droite radicale sont récurrents. Des drapeaux comme celui du groupuscule nationaliste Edelweiss, des tatouages fascistes, ou encore des références explicites à des figures comme Adolf Hitler, sont visibles dans les publications des combattants. Certains, comme Maxime Bellamy, alias Orsu Corsu, affichent sans complexe leurs liens avec des groupes identitaires et des personnalités d'extrême droite.
Un recrutement ciblé
Ces combats servent également de vitrine pour des mouvements comme Active Club France, branche française d'un groupe suprémaciste blanc américain. Le mouvement utilise l'image de ces combattants pour recruter de jeunes hommes, leur promettant une vie où la violence est synonyme de gloire. Les vidéos de ces affrontements sont partagées massivement sur des canaux Telegram, avec des appels à rejoindre ces mouvements.
Une menace pour la démocratie
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de renforcer la sécurité en France, ces groupes continuent de prospérer dans l'ombre. La législation française interdit pourtant ces combats clandestins, punis de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Pourtant, malgré les risques juridiques, ces mouvements continuent de croître, profitant de l'engouement pour les sports de combat et de l'absence de régulation efficace sur les réseaux sociaux.
Un phénomène européen
Ces combats ne se limitent pas à la France. Des combattants comme Tomasz Szkatulski parcourent l'Europe pour participer à des événements similaires, comme à Göteborg en Suède. Leurs idéologies, souvent liées à un nationalisme violent et à des valeurs du IIIe Reich, sont partagées à travers ces combats, attirant des jeunes en quête de sens et de repères.
La réponse des autorités
Face à cette montée en puissance, les autorités françaises et européennes doivent renforcer leur vigilance. La lutte contre ces groupes passe par une meilleure régulation des réseaux sociaux, une coopération accrue entre les services de police et une éducation renforcée sur les dangers de l'extrême droite radicale. Le gouvernement doit également s'attaquer aux causes profondes de cette radicalisation, en offrant des alternatives aux jeunes en quête de sens.