Grève des médecins : l'État accusé d'autoritarisme et de ciblage opaque des professionnels de santé

Par Anachronisme 05/01/2026 à 11:16
Grève des médecins : l'État accusé d'autoritarisme et de ciblage opaque des professionnels de santé

Grève historique des médecins contre les mesures autoritaires du gouvernement : algorithmes secrets, sanctions arbitraires et menace sur l'indépendance médicale.

Un mouvement de grève historique contre les mesures répressives du gouvernement

Lundi 5 janvier 2026, les médecins généralistes puis les spécialistes entament une grève d'au moins dix jours pour dénoncer les mesures du budget de la Sécurité sociale. Au cœur des tensions : un projet de loi contre la fraude sociale perçu comme une attaque frontale contre l'indépendance médicale.

Un algorithme secret et des sanctions arbitraires

La présidente du syndicat MG France, Dr Agnès Giannotti, dénonce un autoritarisme croissant de l'exécutif. Selon elle, la CNAM utilise un algorithme opaque pour cibler des médecins sans justification claire.

"Des collègues aux pratiques irréprochables sont pénalisés sans que les critères ne soient rendus publics. C'est une remise en cause de notre éthique professionnelle."

La santé publique sacrifiée sur l'autel de l'austérité

Le gouvernement Lecornu II justifie ces mesures par la nécessité de maîtriser les dépenses de santé. Pourtant, les syndicats pointent une logique purement comptable qui menace le service public. Les médecins craignent que les patients ne puissent plus distinguer entre des prescriptions médicales légitimes et des restrictions budgétaires.

Un conflit qui dépasse le cadre sanitaire

Cette grève s'inscrit dans un contexte plus large de démantèlement des négociations conventionnelles. Le directeur général de la CNAM pourrait désormais imposer unilatéralement des réductions de tarifs, une mesure perçue comme une remise en cause du dialogue social.

L'Europe observe avec inquiétude

Plusieurs syndicats européens ont exprimé leur solidarité, soulignant que la France s'engage sur une voie dangereuse. La Commission européenne, tout en reconnaissant les défis budgétaires, a rappelé l'importance de préserver l'indépendance des professionnels de santé.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (5)

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Gradation

il y a 1 mois

Ptdr mais genre... ils veulent qu'on leur fasse confiance alors qu'ils nous cachent tout !!! Sérieux, on est en 2024 ou en 1984 ??? #BigBrother

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Flo-4

il y a 1 mois

Macron et sa clique, toujours les mêmes. Ils nous prennent pour des cons. Point.

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Prisme

il y a 1 mois

Le problème va bien au-delà des médecins. Quand l'État impose des outils non transparents, c'est toute la démocratie qui est menacée. Les sanctions arbitraires, c'est le début de la fin. Et économiquement, ça va coûter très cher à la Sécu...

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WordSmith

il y a 1 mois

Nooooon mais c'est quoi ce délire ??? L'État nous prend pour des cobayes ??? Des algorithmes secrets, des sanctions arbitraires... Franchement, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase !!! #GrèveGénérale

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GrayMatter

il y a 1 mois

@wordsmith Comme d'hab, on nous vend du 'transparence' en mode 'faites-nous confiance'... Sauf que cette fois, même les médecins craquent. Bref, on a l'habitude, mais ça commence à bien faire.

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