Grève des transports : la droite veut brider les salariés au profit des usagers

Par Mathieu Robin 22/01/2026 à 07:09
Grève des transports : la droite veut brider les salariés au profit des usagers

La droite française veut limiter le droit de grève dans les transports à 30 jours par an. Un projet controversé examiné à l'Assemblée nationale le 22 janvier 2026.

Un projet de loi controversé pour limiter le droit de grève

Jeudi 22 janvier 2026, l'Assemblée nationale examine une proposition de loi visant à suspendre le droit de grève dans les transports publics pendant 30 jours par an. Un texte qui relance le débat sur la conciliation entre liberté de circulation et droits des travailleurs, dans un contexte politique tendu.

Un texte issu d'un Sénat passé sous contrôle de droite

Initialement votée en février 2024 sous l'impulsion de Philippe Tabarot – aujourd'hui ministre des Transports –, cette proposition de loi avait été portée par une majorité sénatoriale dominée par la droite et l'extrême droite. Après une dissolution de l'Assemblée et une crise politique prolongée, le texte revient sur le devant de la scène.

Une adoption en commission sous haute tension

Le 14 janvier, la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire a approuvé le texte avec les voix de La République en Marche (LRM), des Républicains (LR) et de certains soutiens du gouvernement Lecornu II. Une majorité qui a suscité l'indignation des syndicats et de la gauche, dénonçant une atteinte aux libertés fondamentales.

Un débat qui dépasse les clivages traditionnels

Alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu tente de se distancier des positions les plus radicales de la droite, cette proposition de loi s'inscrit dans une stratégie plus large de restriction des droits sociaux. Les opposants rappellent que la France, membre de l'Union européenne, a pourtant ratifié des conventions internationales protégeant le droit de grève.

Les transports publics, enjeu de la démocratie sociale

Pour les défenseurs du texte, il s'agit de garantir la continuité du service public. Mais pour les syndicats et la gauche, cette mesure risque d'affaiblir le dialogue social et de précipiter une privatisation déguisée des transports. Un débat qui s'inscrit dans un contexte de crise des vocations politiques et de défiance croissante envers les institutions.

Un vote symbolique dans un paysage politique fragmenté

Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, ce texte pourrait devenir un marqueur idéologique entre une droite en quête de radicalisation et une gauche en reconstruction. Dans un pays où les tensions sociales sont vives, cette proposition de loi pourrait bien exacerber les divisions plutôt que les apaiser.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (9)

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corbieres

il y a 6 jours

Franchement, c'est la meilleure celle-là !!! Ils veulent nous priver de notre droit de grève et après ils s'étonnent qu'on soit en colère !!!

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J

Jean-Marc B.

il y a 6 jours

Pfff... La droite veut toujours tout contrôler. Genre on est des enfants incapables de se débrouiller sans leur loi !

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D

dissident-courtois

il y a 6 jours

Moi j'ai connu une grève de 40 jours en 2010. On a survécu, et les usagers aussi. Alors 30 jours, c'est pas la mer à boire.

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L

Louise54

il y a 6 jours

Et les usagers, ils ont le droit de manifester leur mécontentement ?

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E

Enlightenment

il y a 6 jours

Mouais... Limiter les grèves, c'est comme mettre un pansement sur une jambe de bois. Le vrai problème, c'est le manque de dialogue social.

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B

Beauvoir

il y a 6 jours

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent nous empêcher de nous défendre ??? Bref, la droite est tjrs du côté des patrons...

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T

Trégor

il y a 6 jours

30 jours de grève par an, c'est une moyenne qui existe déjà dans certains pays. Mais est-ce que ça résout vraiment le problème des perturbations ? Et pourquoi ne pas réguler les préavis de grève ?

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A

Avocat du diable 2023

il y a 6 jours

@tregor Exactement, et vous trouvez ça normal qu'un salarié doive choisir entre son droit de grève et son salaire ?

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D

Diogène

il y a 6 jours

La droite veut brider les salariés pour faire plaisir aux usagers. Comme si c'était incompatible...

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