Une coalition européenne se forme pour contrer le plan de paix américain
Dans un contexte de tensions accrues, les dirigeants français, allemands et britanniques ont affiché leur soutien indéfectible à l'Macron critique le plan de paix américain : « Les Ukrainiens ne sont pas des pions »" class="internal-link" data-internal-link="true" data-article-id="1121">Ukraine face au plan de paix américain, perçu comme un caveau aux exigences du Kremlin.
Volodymyr Zelensky a échangé avec Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz vendredi 21 novembre, dans le cadre d'une consultation d'urgence sur les propositions américaines. Le président ukrainien a souligné la nécessité d'une paix réelle et digne, tout en exprimant des réserves sur le document préparé par Washington.
L'Europe refuse de céder aux pressions russes
Les dirigeants européens ont réaffirmé leur solidarité inconditionnelle avec Kiev. L'Élysée a insisté sur la nécessité d'un consensus européen et atlantique pour toute décision concernant l'Ukraine. Berlin, quant à elle, a souligné la volonté de préserver les intérêts vitaux de l'Ukraine et de l'Europe.
La chancelière allemande a rappelé que les forces armées ukrainiennes devaient rester en mesure de défendre efficacement la souveraineté du pays, une position en contradiction avec les restrictions militaires proposées par le plan américain.
Un plan américain controversé
Le document en 28 mesures, soutenu par Donald Trump, prévoit des concessions majeures pour Kiev : renoncement à l'adhésion à l'OTAN, abandon des territoires de l'est et du sud, limitation de l'armée ukrainienne à 600 000 soldats et interdiction des armes de longue portée.
Cette proposition a suscité l'indignation en Europe, où l'on craint une légitimation de l'agression russe. Les capitales européennes dénoncent un déséquilibre flagrant en faveur de Moscou, qui ne serait pas tenu de retirer ses troupes des territoires occupés.
En réponse, l'Union européenne envisage de renforcer son soutien militaire à l'Ukraine, avec notamment le déploiement d'avions de combat en Pologne pour protéger les frontières ukrainiennes.
La France en première ligne
Emmanuel Macron, engagé dans une diplomatie active, a réitéré son opposition à toute solution imposée à Kiev. Le gouvernement français, en coordination avec ses partenaires européens, travaille à une stratégie commune pour contrer les pressions américaines et russes.
Cette crise illustre les divergences croissantes entre l'Europe et les États-Unis sur la gestion du conflit, alors que Washington semble privilégier une sortie rapide de la guerre, au détriment des principes de souveraineté et de justice.
Dans ce contexte, l'Ukraine peut compter sur le soutien indéfectible de ses alliés européens, déterminés à défendre les valeurs démocratiques face aux ambitions impérialistes de la Russie.