Un échange tendu qui fait trembler l’Assemblée
Mercredi 4 février 2026, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été le théâtre d’une scène inédite. L’audition de quatre anciens ministres de la Culture a été suspendue après un affrontement verbal entre le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), et le rapporteur, Charles Alloncle (Union des droites pour la République).
Tout a commencé lorsque le député Alloncle a suggéré des liens entre le président de la commission et le groupe Mediawan, une accusation jugée « très grave » par Patrier-Leitus. Ce dernier a alors interrompu la séance, invoquant un manque de respect dans les débats.
Un climat de tension persistante
Le lendemain, lors de l’audition de la ministre de la Culture, Rachida Dati, le président de la commission a rappelé les règles de conduite. « Les auditions doivent se dérouler dans un cadre digne et respectueux », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un débat apaisé.
Cette polémique n’est pas isolée. Charles Alloncle, déjà rappelé à l’ordre par la présidente de l’Assemblée nationale en décembre 2025, est de nouveau sous le feu des critiques. Quatre députés de la commission ont demandé à Yaël Braun-Pivet de sanctionner le rapporteur, accusé de dérives récurrentes.
Un symptôme des divisions à droite
Cette crise illustre les tensions internes au sein de la majorité présidentielle, où les divisions entre les différentes factions de droite s’accentuent. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de mettre en œuvre sa feuille de route, ces querelles parlementaires risquent de paralyser les réformes.
Dans un contexte de crise des vocations politiques, ces incidents remettent en question la crédibilité des institutions. Les observateurs s’interrogent sur la capacité de l’Assemblée à travailler efficacement, alors que les enjeux économiques et sociaux s’accumulent.
Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, cette affaire pourrait nourrir les critiques contre un système politique perçu comme dysfonctionnel.