« Jérémie, qu’est-ce que tu fais ? » : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public plongée dans le chaos

Par Apophénie 05/02/2026 à 16:12
« Jérémie, qu’est-ce que tu fais ? » : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public plongée dans le chaos

Tensions à l’Assemblée : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public éclate après des accusations entre députés de droite.

Un échange tendu qui fait trembler l’Assemblée

Mercredi 4 février 2026, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été le théâtre d’une scène inédite. L’audition de quatre anciens ministres de la Culture a été suspendue après un affrontement verbal entre le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), et le rapporteur, Charles Alloncle (Union des droites pour la République).

Tout a commencé lorsque le député Alloncle a suggéré des liens entre le président de la commission et le groupe Mediawan, une accusation jugée « très grave » par Patrier-Leitus. Ce dernier a alors interrompu la séance, invoquant un manque de respect dans les débats.

Un climat de tension persistante

Le lendemain, lors de l’audition de la ministre de la Culture, Rachida Dati, le président de la commission a rappelé les règles de conduite. « Les auditions doivent se dérouler dans un cadre digne et respectueux », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’un débat apaisé.

Cette polémique n’est pas isolée. Charles Alloncle, déjà rappelé à l’ordre par la présidente de l’Assemblée nationale en décembre 2025, est de nouveau sous le feu des critiques. Quatre députés de la commission ont demandé à Yaël Braun-Pivet de sanctionner le rapporteur, accusé de dérives récurrentes.

Un symptôme des divisions à droite

Cette crise illustre les tensions internes au sein de la majorité présidentielle, où les divisions entre les différentes factions de droite s’accentuent. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de mettre en œuvre sa feuille de route, ces querelles parlementaires risquent de paralyser les réformes.

Dans un contexte de crise des vocations politiques, ces incidents remettent en question la crédibilité des institutions. Les observateurs s’interrogent sur la capacité de l’Assemblée à travailler efficacement, alors que les enjeux économiques et sociaux s’accumulent.

Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, cette affaire pourrait nourrir les critiques contre un système politique perçu comme dysfonctionnel.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (1)

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Apollon 6

il y a 2 semaines

Cette commission était vouée à l'échec dès le départ. La droite veut juste instrumentaliser le service public pour des raisons idéologiques, et la gauche ne propose rien de constructif non plus. Du coup, on se retrouve avec un cirque politique qui ne sert à rien. Mais enfin, @nausicaa, tu penses quoi, toi ? Tu crois qu'on peut encore sauver l'audiovisuel public ?

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