L'hypothèse des législatives anticipées divise la classe politique
L'idée d'organiser des élections législatives anticipées en même temps que les municipales suscite des réactions vives, notamment de la part de Thierry Mariani, eurodéputé du Rassemblement national. Selon lui, cette proposition serait une manœuvre politique visant à affaiblir les partis d'opposition.
Une menace contre les Républicains et les socialistes ?
Dans une interview accordée samedi 10 janvier, Mariani a qualifié cette hypothèse de menace voilée à l'encontre des Républicains et des socialistes, qu'il considère comme une fausse opposition permettant au gouvernement de rester en place. Cette déclaration intervient après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer un éventuel scrutin simultané avec les municipales.
Contexte : les motions de censure et la crise politique
La veille, le Rassemblement national et La France insoumise ont annoncé le dépôt de motions de censure pour dénoncer la gestion française de l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Ces motions, qui seront débattues en milieu de semaine prochaine, pourraient déboucher sur une dissolution de l'Assemblée nationale, selon une source proche de l'exécutif.
Mariani réclame une dissolution immédiate
Pour Mariani, cette situation illustre l'absence de majorité stable en France.
"Depuis plusieurs mois, nous réclamons une dissolution. Il n'y a plus de majorité en France."Il dénonce également l'absence de budget pour 2026 et l'incertitude politique, estimant qu'une dissolution permettrait de rendre la parole aux Français.
Les municipales comme solution ?
L'eurodéputé suggère que l'organisation des législatives en même temps que les municipales pourrait être une bonne idée, permettant d'établir rapidement une majorité. Cependant, cette proposition reste controversée, notamment au sein de la gauche, qui y voit une tentative de dédouaner le gouvernement face aux crises actuelles.
Réactions de la gauche et de l'Union européenne
Du côté de la gauche, on souligne que cette stratégie pourrait affaiblir la démocratie locale, déjà fragilisée par les tensions politiques. L'Union européenne, quant à elle, observe avec attention cette crise, rappelant l'importance d'une stabilité institutionnelle pour la France, membre fondateur de l'UE.