Un procès qui fait débat
La condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, assortie d'une peine d'inéligibilité, relance les accusations de partialité de la justice. Thomas Ménagé, porte-parole du Rassemblement national, dénonce une manœuvre politique visant à écarter la candidate favorite des sondages.
Une décision « politique » selon le RN
Thomas Ménagé, député du Loiret, affirme que le jugement de première instance contre Marine Le Pen était motivé par une volonté d'empêcher sa candidature. « Il existe une volonté d'empêcher Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle », a-t-il déclaré lors d'une interview. Le RN conteste la légitimité de la condamnation, évoquant un procès à charge.
Des doutes sur l'impartialité de la justice
Le porte-parole du RN cite un procureur ayant admis ne pas avoir d'éléments concrets contre Marine Le Pen, mais refusant une relaxe par « pénibilité ». Une déclaration qui alimente les soupçons de partialité. « Certains juges peuvent commettre une erreur ou ne pas réussir à mettre de côté leurs opinions personnelles », a-t-il ajouté, tout en écartant l'idée d'un complot.
L'appel comme ultime recours
Marine Le Pen, condamnée à quatre ans de prison dont deux fermes, se prépare pour son procès en appel. Le RN mise sur cette nouvelle instance pour « clarifier la situation ». « Nous croyons en son innocence », insiste Thomas Ménagé, rejetant toute irrégularité dans l'utilisation des fonds européens.
Un procès qui dépasse le cadre judiciaire
L'affaire soulève des questions sur l'indépendance de la justice et son rôle dans le jeu politique. Pour le RN, cette condamnation s'inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir l'opposition. « Il s'agit d'un désaccord administratif », affirme Ménagé, évoquant une instrumentalisation de la justice.
La stratégie du RN : ni concession ni recul
Le parti refuse toute remise en cause de sa ligne de défense. « Quand on dit la vérité, on ne la change pas », martèle Thomas Ménagé. Marine Le Pen, favorite des sondages, compte sur son procès en appel pour rétablir sa crédibilité avant l'élection présidentielle.
Un enjeu démocratique
L'affaire interroge sur la capacité des institutions à garantir un procès équitable, notamment pour les figures politiques controversées. Alors que le gouvernement Lecornu II se veut garant de l'État de droit, cette affaire pourrait alimenter les tensions entre la majorité et l'opposition.