Une candidature qui s'inscrit dans la « guerre des droites »
L'eurodéputée Sarah Knafo, proche d'Éric Zemmour, a officialisé mercredi 7 janvier sa candidature à la mairie de Paris, marquant une nouvelle étape dans la polarisation politique à l'approche des municipales de 2026. Dans une interview sur TF1, elle a affirmé vouloir « mettre fin à la gabegie » dans la capitale, une formule qui résonne avec les critiques récurrentes de l'extrême droite contre la gestion des villes par la gauche.
Un choix stratégique pour Reconquête
En se lançant dans la course parisienne, Sarah Knafo exclut toute ambition présidentielle pour 2027, un signal clair adressé à son parti, Reconquête, qui cherche à structurer son offre politique. « J'espère que Reconquête aura un autre candidat » pour la présidentielle, a-t-elle déclaré, soulignant une volonté de cohésion au sein d'un parti encore en construction.
Un terrain de bataille symbolique
Paris, ville traditionnellement ancrée à gauche, devient un enjeu majeur pour les forces conservatrices. Face à Sarah Knafo, les électeurs parisiens devront choisir entre plusieurs figures : Emmanuel Grégoire (PS), Rachida Dati (LR) et Sophia Chikirou (LFI). Cette diversité des candidatures reflète les tensions internes à droite, où LR et Reconquête s'affrontent pour s'imposer comme alternative au pouvoir macroniste.
Un contexte national tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de gérer les crises multiples (sécurité, finances publiques, souveraineté industrielle), l'extrême droite cherche à capitaliser sur le mécontentement. Sarah Knafo, en ciblant Paris, mise sur une stratégie de conquête territoriale, une tactique déjà observée dans d'autres villes européennes où les partis populistes ont progressé.
Les enjeux d'une campagne parisienne
Si elle est élue, Sarah Knafo promet six ans de « redressement » pour Paris, une promesse qui s'inscrit dans un discours anti-establishment. Pourtant, son exclusion de la présidentielle 2027 interroge : Reconquête parviendra-t-il à se structurer sans diviser ses forces ? La réponse se jouera aussi dans les urnes parisiennes, où chaque voix comptera.