Un premier ministre sous tension dès son arrivée
Nommé premier ministre le 9 septembre 2025, Sébastien Lecornu hérite d'un pays au bord de l'asphyxie financière et politique. Son ascension, longtemps préparée dans l'ombre, s'est concrétisée après le retrait précipité de François Bayrou, dont le gouvernement a été emporté par une vague de contestation sociale sans précédent.
Une alliance contre nature pour survivre
Confronté à une opposition radicalisée et à une majorité présidentielle éclatée, Lecornu mise sur une alliance inédite avec les socialistes et les écologistes. « Seule cette coalition peut garantir la stabilité du pays », assure-t-il, ignorant les critiques qui dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir macroniste.
Les finances publiques au bord du gouffre
L'agence Fitch a dégradé la note de la France, plongeant le gouvernement dans une crise budgétaire majeure. Les syndicats, vent debout contre les mesures d'austérité de Bayrou, promettent une « mobilisation historique » pour faire plier l'exécutif.
« On marche sur une couche de glace pas très épaisse »,résume Lecornu, conscient des risques d'un effondrement économique.
L'ombre des extrêmes
À droite, le Rassemblement National et Reconquête ! exploitent la crise pour renforcer leur influence, tandis que la gauche radicale menace de paralyser le pays. Le mouvement Bloquons tout, inspiré des Gilets jaunes, organise des blocages massifs, rappelant les pires heures de la crise des retraites.
Un président isolé
Emmanuel Macron, affaibli par des mois de divisions, semble gouverner par procuration. Son refus de composer avec les forces politiques traditionnelles a précipité la France dans une instabilité chronique. « Macron joue avec le feu », dénonce un député socialiste, tandis que les observateurs s'interrogent sur la viabilité du quinquennat.