Lecornu en garde contre la dissolution : un gouvernement sous pression face aux motions de censure

Par Anadiplose 10/01/2026 à 19:28
Lecornu en garde contre la dissolution : un gouvernement sous pression face aux motions de censure

Sébastien Lecornu affirme ne pas vouloir de dissolution, mais les motions de censure menacent son gouvernement. Un contexte explosif.

Un Premier ministre en mode rassurant, mais sous tension

Sébastien Lecornu, Premier ministre français, tente de calmer les inquiétudes après avoir demandé au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez d'étudier l'organisation éventuelle d'élections législatives simultanées aux municipales. Une annonce qui, bien que présentée comme une simple précaution, soulève des questions sur la stabilité du gouvernement.

"Mon combat, c'est la stabilité"

Dans une interview accordée au Parisien, Lecornu a tenu à clarifier sa position : "Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution". Une déclaration qui intervient alors que le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) menacent d'engager des motions de censure contre le gouvernement.

Le chef du gouvernement a fustigé ces menaces, y voyant des "postures cyniques partisanes" qui, selon lui, retardent les discussions budgétaires cruciales. Une critique qui s'inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par le rejet par la France de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur.

Un gouvernement sous pression

Les motions de censure, qui seront examinées entre mardi et mercredi prochains, visent à dénoncer la gestion française des négociations commerciales avec le Mercosur. Un sujet qui divise, alors que la France a clairement affiché son opposition à cet accord.

Lecornu a également rappelé que les discussions sur le budget de 2026 étaient déjà bloquées par les mêmes partis, une situation qu'il qualifie de "agenda électoral". Une accusation qui pourrait alimenter les tensions au sein de l'Assemblée nationale.

La stabilité en question

Alors que le gouvernement tente de rassurer, l'évocation d'élections législatives anticipées reste un sujet sensible. La perspective d'une dissolution, bien que niée par Lecornu, pourrait être perçue comme un aveu de faiblesse face à l'opposition.

Dans ce contexte, le Premier ministre mise sur la stabilité comme ligne directrice, un argument qui pourrait séduire une partie de l'opinion publique, mais qui ne suffira peut-être pas à apaiser les critiques.

Un enjeu européen

La France, engagée dans une dynamique pro-européenne, se retrouve confrontée à des forces politiques internes qui remettent en cause sa position. Une situation qui pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières hexagonales, alors que l'Union européenne cherche à renforcer ses alliances commerciales.

Entre tensions internes et enjeux internationaux, le gouvernement Lecornu II navigue en eaux troubles, avec pour seul horizon la recherche d'un compromis qui pourrait bien ne satisfaire personne.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (8)

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S

Solstice

il y a 8 heures

Historiquement, les motions de censure ont rarement abouti sous la Ve République. Le dernier succès date de 1962, avec le gouvernement Pompidou. Mais là, avec les divisions à l'Assemblée, c'est vrai que c'est un contexte particulier. Vous pensez qu'on a des chances de voir un gouvernement tomber cette fois ?

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M

Mittelbergheim

il y a 9 heures

Un gouvernement qui tremble devant des motions de censure, c'est comme un canard sans tête. Ça court partout mais ça va nulle part.

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P

Poséidon

il y a 10 heures

Franchement, entre Lecornu qui dit non à la dissolution et les motions qui menacent, on dirait un épisode de Plus Belle la Vie. Sauf que là, c'est pas pour de faux. En mode 'on va tous se faire niquer'...

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G

germinal

il y a 11 heures

Moi je me souviens en 2018, c'était pareil avec Philippe. Les motions de censure, les menaces... et au final, rien. La politique française, c'est un peu comme un feuilleton, on sait jamais comment ça va finir, mais on sait que ça va traîner en longueur. Bref, attendez-vous à du spectacle.

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EdgeWalker

il y a 9 heures

@germinal Ah ouais ??? T'as des anecdotes perso sur les motions de censure ??? Genre t'as vu des trucs de ouf ??? Raconte !!!

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M

max-490

il y a 11 heures

Comme d'hab, on menace avec des motions de censure mais au final, rien ne change. Les politiques aiment bien le spectacle, mais après, c'est toujours la même soupe. Vous croyez vraiment que ça va aboutir ?

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Raphaël63

il y a 10 heures

@max-490 Non mais là c'est différent ! Les motions de censure, c'est pas juste du spectacle. Si ça passe, le gouvernement tombe. Et après, on fait quoi ? On va droit dans le mur. Vous pensez quoi, vous ?

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L

Logos

il y a 12 heures

Nooooon mais sérieux ??? Lecornu il veut pas dissoudre ??? Mais il va faire koi alors ??? La France elle va exploser en mode confettis... ptdr

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