Un ajustement gouvernemental imminent après le budget 2026
Alors que le budget 2026 est en passe d'être définitivement adopté, le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un réajustement de son gouvernement. Une décision qui intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des départs anticipés et des stratégies électorales.
Rachida Dati quitte le gouvernement pour la mairie de Paris
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé son départ du gouvernement avant les élections municipales du 15 et 22 mars. Une décision qui pourrait libérer des postes clés pour un remaniement plus large, alors que le gouvernement Lecornu II cherche à consolider son influence.
Un remaniement à minima ou une refonte en profondeur ?
Selon des sources proches du Premier ministre, un ajustement est envisagé après l'adoption définitive du budget, prévue début février. Cette manœuvre pourrait également profiter des élections municipales pour renouveler une partie de l'équipe gouvernementale.
Les défis politiques de Sébastien Lecornu
Le chef du gouvernement a déjà utilisé à deux reprises l'article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget. Une méthode contestée, qui a alimenté les tensions avec l'opposition.
"Le budget va être infect, les bras m'en tombent !"a récemment déclaré un député de gauche, illustrant la crise des finances publiques.
Un contexte marqué par les élections locales
Plusieurs ministres sont engagés dans des campagnes municipales, comme Marina Ferrari, tête de liste à Aix-les-Bains, ou Stéphanie Rist, en lice dans le Loiret. Cette dernière a prévenu qu'elle démissionnerait en cas de défaite, ajoutant une incertitude supplémentaire sur la composition du gouvernement.
La gauche en embuscade
Alors que la droite et l'extrême droite s'affrontent dans une guerre des droites, la gauche pourrait profiter de ce remaniement pour renforcer sa présence au sein du gouvernement. Une opportunité pour rééquilibrer une équipe jugée trop centriste par certains.
Un budget 2026 sous haute tension
Le texte budgétaire doit encore affronter une motion de censure avant son adoption définitive. Une épreuve supplémentaire pour un gouvernement déjà fragilisé par les départs et les controverses.