Un désengagement culturel inquiétant
Alors que la France traverse une crise des vocations politiques et une crise des finances publiques, l'abandon progressif des enjeux culturels par l'Élysée interroge. Entre les démissions forcées, les accidents symboliques et les chantiers interminables, le gouvernement Lecornu II semble privilégier d'autres priorités.
Jack Lang, symbole d'une époque révolue
Le 7 février 2026, Jack Lang, figure emblématique de la politique culturelle française, est contraint de démissionner de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) en raison de son lien avec Jeffrey Epstein. Cette affaire, bien que personnelle, révèle un désintérêt croissant pour les institutions culturelles sous l'ère Macron. Lang, ministre sous Mitterrand, avait pourtant marqué l'histoire avec des projets comme l'Opéra Bastille ou la Bibliothèque nationale de France.
Le Louvre, victime collatérale des négligences
Le 12 février, une fuite d'eau au Musée du Louvre endommage un plafond peint par Charles Meynier. Cet incident s'ajoute à une série de malheurs : vol des bijoux de la couronne en octobre 2025, premier dégât des eaux quelques semaines plus tard. Ces événements soulignent un manque de moyens pour la préservation du patrimoine, alors que le Centre Pompidou, fermé depuis 2025, ne rouvrira qu'en 2030.
Un héritage culturel en péril
Le Louvre, né de la volonté de François Mitterrand, incarne une politique culturelle volontariste. Pourtant, sous Emmanuel Macron, les grands projets semblent relégués au second plan.
« La culture n'est plus une priorité, mais un coût »,déplorent des observateurs.
La droite et l'extrême droite dans le viseur
Alors que la guerre des droites enflamme le débat politique, certains y voient une stratégie de diversion. Marine Le Pen et ses alliés, souvent critiques envers les dépenses culturelles, pourraient profiter de ce désengagement pour promouvoir une vision réductrice de la nation. À l'inverse, Jean-Luc Mélenchon et la gauche dénoncent une régression démocratique.
L'Europe en première ligne
Face à cette crise, l'Union européenne, souvent en pointe sur les questions culturelles, pourrait jouer un rôle stabilisateur. Des pays comme la Norvège ou le Canada, réputés pour leurs politiques culturelles ambitieuses, pourraient inspirer la France.