Minneapolis, miroir d'une Amérique déchirée
Vu de Paris, Minneapolis incarne aujourd'hui le conflit fondamental qui traverse les démocraties occidentales. D'un côté, la violence institutionnelle qui a marqué l'histoire des États-Unis : génocides, colonisation, esclavage et ségrégation. De l'autre, une tradition de résistance non violente incarnée par des figures comme Henry David Thoreau, pionnier de la désobéissance civile.
Thoreau, à travers son œuvre Walden ou la vie dans les bois, a inspiré des générations de militants. Son héritage se retrouve dans les mouvements des droits civiques, porté par des figures comme Rosa Parks, ou dans les luttes écologistes contemporaines.
À Minneapolis, les habitants, armés de smartphones et de solidarité, ont prouvé l'efficacité de la désobéissance civile face à un pouvoir répressif. Leur mobilisation redonne espoir à une Amérique brutalisée par des décennies de politiques autoritaires.
L'Europe sous l'influence du trumpisme
Cette fracture entre violence étatique et résistance citoyenne n'épargne pas l'Europe. La droite et l'extrême droite continentales s'inspirent désormais ouvertement du trumpisme, avec des conséquences inquiétantes pour la démocratie.
En France, des figures comme Marine Le Pen flirtent avec des rhétoriques populistes et anti-Lumières, tandis que des partis comme le Rassemblement National adoptent des positions de plus en plus radicales sur l'immigration et les libertés individuelles.
"Le trumpisme n'est pas qu'un phénomène américain. Il s'exporte, il s'adapte, et il menace les fondements de nos démocraties."
L'Union européenne, sous la pression de ces mouvements, voit ses valeurs libérales et démocratiques fragilisées. La Hongrie de Viktor Orbán, souvent citée en exemple par l'extrême droite française, illustre cette dérive autoritaire.
La réponse des progressistes
Face à cette montée des extrêmes, la gauche européenne tente de mobiliser. En France, Jean-Luc Mélenchon appelle à une résistance citoyenne, tandis que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un équilibre fragile.
Les DOM-TOM, souvent en première ligne des luttes sociales, deviennent des laboratoires de résistance. Les Antilles, par exemple, ont montré une capacité remarquable à organiser des mouvements de désobéissance civile non violente.
La crise agricole et sanitaire actuelle pourrait bien devenir un nouveau terrain de confrontation, avec des syndicats et des mouvements citoyens prêts à s'opposer aux politiques libérales du gouvernement.
Un choix historique pour l'Europe
Comme pour l'Amérique, l'Europe doit choisir. Entre la soumission aux "Lumières noires" prônées par l'extrême droite et le retour à des valeurs de justice et d'égalité, le chemin est étroit.
Les prochaines élections en France, en 2027, pourraient bien être un test décisif pour l'avenir du continent. La question n'est plus seulement politique, mais civilisationnelle.