Un soutien sans faille malgré les controverses
Alors que l'affaire Quentin Deranque continue de secouer le paysage politique français, la France insoumise (LFI) maintient sa position ferme en refusant d'écarter le député Raphaël Arnault de son groupe parlementaire. Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a réitéré jeudi 19 février sur une chaîne d'information nationale que cette option n'était « absolument pas envisagée », malgré les appels à une suspension temporaire émanant de plusieurs figures politiques.
Une enquête qui éclabousse LFI
L'affaire prend une tournure délicate pour LFI après l'interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque. Manuel Bompard a tenu à préciser que « cette personne n'est plus collaborateur du député et n'est pas membre de la France insoumise », cherchant ainsi à limiter les retombées sur le parti.
La question de la responsabilité collective
Interrogé sur la responsabilité potentielle de LFI dans cette affaire, Manuel Bompard a adopté une posture défensive :
« En vertu de quelle règle un employeur devrait-il être responsable des actes commis par ses salariés ? »Il rejette toute implication directe du mouvement dans les violences ayant conduit au décès de Quentin Deranque, tout en condamnant fermement les faits.
Un soutien ambigu à la Jeune Garde
Le coordinateur national a également abordé la question du mouvement antifasciste la Jeune Garde, dont certains membres sont impliqués dans l'affaire. « Je soutiens l'autodéfense populaire et le pacifisme, mais pas les violences inacceptables », a-t-il déclaré, soulignant un équilibre délicat entre engagement militant et condamnation des excès. LFI attend désormais les conclusions de l'enquête pour se prononcer sur une éventuelle demande de dissolution du mouvement.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat politique déjà chargé, marqué par des tensions croissantes entre la majorité présidentielle et les forces de gauche. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider son assise, les partis d'opposition, notamment LFI, cherchent à capitaliser sur les fractures sociales et sécuritaires pour renforcer leur influence en vue des élections à venir.
Dans ce contexte, le positionnement de LFI apparaît comme un test pour sa capacité à concilier radicalité militante et respect des institutions, alors que la gauche française tente de se reconstruire après des années de divisions.