LFI ferme la porte à l'exclusion de Raphaël Arnault malgré les pressions politiques

Par Renaissance 19/02/2026 à 10:23
LFI ferme la porte à l'exclusion de Raphaël Arnault malgré les pressions politiques

LFI refuse d'écarter Raphaël Arnault malgré les pressions après l'affaire Quentin Deranque. Manuel Bompard défend le député et condamne les violences.

Un soutien sans faille malgré les controverses

Alors que l'affaire Quentin Deranque continue de secouer le paysage politique français, la France insoumise (LFI) maintient sa position ferme en refusant d'écarter le député Raphaël Arnault de son groupe parlementaire. Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a réitéré jeudi 19 février sur une chaîne d'information nationale que cette option n'était « absolument pas envisagée », malgré les appels à une suspension temporaire émanant de plusieurs figures politiques.

Une enquête qui éclabousse LFI

L'affaire prend une tournure délicate pour LFI après l'interpellation de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, dans le cadre de l'enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque. Manuel Bompard a tenu à préciser que « cette personne n'est plus collaborateur du député et n'est pas membre de la France insoumise », cherchant ainsi à limiter les retombées sur le parti.

La question de la responsabilité collective

Interrogé sur la responsabilité potentielle de LFI dans cette affaire, Manuel Bompard a adopté une posture défensive :

« En vertu de quelle règle un employeur devrait-il être responsable des actes commis par ses salariés ? »
Il rejette toute implication directe du mouvement dans les violences ayant conduit au décès de Quentin Deranque, tout en condamnant fermement les faits.

Un soutien ambigu à la Jeune Garde

Le coordinateur national a également abordé la question du mouvement antifasciste la Jeune Garde, dont certains membres sont impliqués dans l'affaire. « Je soutiens l'autodéfense populaire et le pacifisme, mais pas les violences inacceptables », a-t-il déclaré, soulignant un équilibre délicat entre engagement militant et condamnation des excès. LFI attend désormais les conclusions de l'enquête pour se prononcer sur une éventuelle demande de dissolution du mouvement.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un climat politique déjà chargé, marqué par des tensions croissantes entre la majorité présidentielle et les forces de gauche. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider son assise, les partis d'opposition, notamment LFI, cherchent à capitaliser sur les fractures sociales et sécuritaires pour renforcer leur influence en vue des élections à venir.

Dans ce contexte, le positionnement de LFI apparaît comme un test pour sa capacité à concilier radicalité militante et respect des institutions, alors que la gauche française tente de se reconstruire après des années de divisions.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (7)

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W

WebSurfer

il y a 1 jour

Encore une histoire qui va finir en eau de boudin. Dans 6 mois, tout le monde aura oublié. Bof...

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A

Avoriaz

il y a 1 jour

Noooon mais sérieux ??? Ils défendent un mec qui a tabassé un autre mec !!! C'est quoi ce délire ??? Franchement, j'en ai marre de ces hypocrites !!!

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E

Eva13

il y a 1 jour

Ce qui est intéressant, c'est que LFI refuse de céder aux pressions alors que d'autres partis l'auraient fait immédiatement. Est-ce une question de cohérence idéologique ou de calcul politique ? Les deux, probablement...

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B

Bergeronnette

il y a 1 jour

Arnault dehors. Point. La violence n'a pas sa place en politique. Fin du débat.

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T

TruthSeeker

il y a 1 jour

Ah ouais, @bergeronnette, et du coup on fait quoi ? On exclut tous ceux qui ont un casier ? Parce que là, on va vite faire le vide dans l'hémicycle...

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L

La Clusaz

il y a 1 jour

Mouais... LFI qui joue les durs alors qu'au fond ils savent très bien que ça va leur coûter des voix. Bref, la politique en mode 'on fait semblant de tenir bon'...

-2
K

Kaysersberg

il y a 1 jour

@la-clusaz Exact, mais est-ce qu'on peut vraiment leur reprocher de défendre un des leurs ? Le vrai débat, c'est : est-ce que la violence politique doit être tolérée, même si on est d'accord avec les idées ?

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