Un amendement budgétaire qui fait polémique
En adoptant un amendement au budget régional, le groupe de Valérie Pécresse en Ile-de-France a décidé d’établir des partenariats avec des institutions mémorielles consacrées aux crimes des régimes communistes en Europe centrale et orientale. Cette initiative, soutenue par le Rassemblement national, vise à intégrer ces contenus dans les parcours pédagogiques des lycées franciliens.
Une instrumentalisation de l’histoire dénoncée
L’amendement, adopté le 17 décembre, a suscité des critiques en raison de son approche comparative entre les crimes du communisme et ceux du nazisme. En évoquant le Mémorial de la Shoah, le texte propose d’étendre cette collaboration à « d’autres formes de répression politique », une formulation qui relativise selon certains la singularité de la Shoah.
Des partenariats problématiques
Parmi les institutions citées, la Maison de la terreur en Hongrie, dirigée par Maria Schmidt, est particulièrement controversée. Ce musée, créé sous l’impulsion de Viktor Orbán, établit une équivalence entre les crimes des Croix-Fléchées, alliés des nazis, et ceux du régime communiste. Une perspective critiquée par des historiens et des associations juives.
Un débat qui dépasse les frontières régionales
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de guerre des mémoires, où l’extrême droite et une partie de la droite française cherchent à réécrire l’histoire pour des fins politiques. « Cela menace de relativiser le nazisme et le fascisme », dénoncent des opposants à ce projet.
Des réactions politiques contrastées
Alors que le gouvernement Lecornu II observe avec méfiance cette instrumentalisation, des voix de gauche soulignent le danger d’une telle approche.
« L’histoire ne doit pas être un instrument de propagande », a déclaré un élu écologiste.
Un enjeu européen
Cette polémique rappelle les tensions récurrentes avec la Hongrie, dont les dérives autoritaires et révisionnistes sont régulièrement condamnées par l’Union européenne. « La France ne doit pas importer ces méthodes », avertissent des observateurs.