Un vaste coup de filet dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque
Près d'une semaine après le lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon, les forces de l'ordre ont mené une série d'interpellations dans plusieurs départements. 11 personnes ont été placées en garde à vue, dont un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, suspecté d'avoir participé activement au passage à tabac.
Des suspects issus de milieux radicaux
Les enquêteurs ont pu identifier les suspects grâce à l'analyse approfondie de vidéos de surveillance. Parmi les 11 interpellés, 7 sont soupçonnés d'avoir directement participé au lynchage, tandis que 4 autres, dont 3 femmes, auraient aidé les agresseurs à fuir. Plusieurs des suspects sont fichés S pour radicalisme politique et seraient d'anciens membres de la Jeune Garde antifasciste, mouvement dissout en juin 2025.
La France Insoumise sous pression
L'affaire prend une dimension politique avec l'implication de Jacques-Elie Favrot, attaché parlementaire de Raphaël Arnault. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a exigé des sanctions :
"La France Insoumise doit faire le ménage dans ses rangs. J'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe."
Une position soutenue par une partie de la majorité présidentielle, qui voit dans cette affaire un symptôme des dérives violentes de l'extrême gauche. Danièle Obono, députée LFI, a toutefois défendu son collègue, évoquant des menaces de mort pesant sur lui.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat de crise de la sécurité en France, alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer l'opinion publique. Les oppositions, notamment de droite, dénoncent un laxisme face aux violences politiques, tandis que la gauche radicale accuse les autorités de stigmatisation.
Les enquêteurs devront désormais déterminer le rôle exact de chacun dans ce drame, tandis que les tensions politiques risquent de s'amplifier à l'approche des élections de 2027.