Lyon sous tension : onze interpellations après la mort d'un militant nationaliste, des collaborateurs LFI dans le viseur

Par Renaissance 18/02/2026 à 20:12
Lyon sous tension : onze interpellations après la mort d'un militant nationaliste, des collaborateurs LFI dans le viseur

Onze interpellations après la mort d'un militant nationaliste à Lyon : des collaborateurs LFI dans le viseur, tensions politiques et enquête en cours.

Onze personnes en garde à vue après le drame lyonnais

L'enquête s'accélère autour de la mort tragique de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, frappé à mort jeudi soir par des individus cagoulés en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI). Dix personnes ont été interpellées mardi soir dans plusieurs régions, suivies de deux autres mercredi matin à Saint-Priest (Rhône). Parmi les suspects figurent deux collaborateurs parlementaires liés à La France insoumise, plongeant le parti dans une crise politique sans précédent.

Des liens troubles avec l'antifascisme radical

Deux des interpellés, Alexis C. et Robin C., sont fichés S pour leur appartenance à la Jeune Garde, groupe antifasciste dissous en juin 2025. Fondé en 2018 à Lyon, ce mouvement avait été accusé à plusieurs reprises de violences politiques. Son dissolution avait été prononcée par le gouvernement, avant un recours devant le Conseil d'État. La Jeune Garde a nié toute responsabilité dans la mort de Quentin Deranque, mais les liens entre certains de ses membres et des collaborateurs parlementaires de LFI soulèvent des questions sur les réseaux militants au sein même de l'Assemblée nationale.

Des collaborateurs parlementaires sous le feu des critiques

Robin C., attaché parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été arrêté pour « mise à disposition de moyens pour se soustraire aux recherches ». Jacques-Elie Favrot, également collaborateur d'Arnault, est suspecté d'avoir porté des coups à la victime. Le député a immédiatement rompu son contrat avec Favrot, mais l'affaire met en lumière les tensions croissantes entre les franges radicales de l'antifascisme et les institutions républicaines.

Une enquête qui ébranle le paysage politique

L'enquête pour « homicide volontaire » et « association de malfaiteurs » s'annonce comme un test pour la majorité présidentielle. Le gouvernement Lecornu II, déjà sous pression face à la montée des violences politiques, doit naviguer entre fermeté et respect des libertés. La gauche radicale, quant à elle, est sous le feu des critiques, certains accusant le parti de tolérer des dérives au sein de ses rangs.

Réactions politiques : entre indignation et instrumentalisation

La mort de Quentin Deranque a provoqué des réactions vives à l'Assemblée nationale. Les oppositions de droite et d'extrême droite dénoncent un laxisme présumé des autorités face aux violences antifascistes, tandis que la majorité tente de rassurer sur la fermeté de l'enquête. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé au calme, rappelant l'importance du respect des institutions.

Un contexte de tensions politiques exacerbées

Cette affaire s'inscrit dans un climat de polarisation croissante, marqué par des affrontements répétés entre militants d'extrême droite et antifascistes. La dissolution de la Jeune Garde en 2025 n'avait pas suffi à apaiser les tensions, et l'affaire Deranque pourrait bien relancer le débat sur la dissolution des groupes violents, qu'ils soient d'extrême droite ou d'extrême gauche.

Alors que l'enquête se poursuit, les regards se tournent vers les prochaines élections, où la question de la sécurité et de l'ordre public risque de prendre une place centrale.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (9)

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Diogène

il y a 1 jour

Encore une affaire qui va finir par un non-lieu et des excuses. Comme d'hab.

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O

OffTheGrid

il y a 1 jour

Ptdr genre la police va encore nous dire que c'est un accident mdrrr

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Louise54

il y a 1 jour

11 interpellations pour un mort. Et après on s'étonne que les gens aient peur ?

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Eva13

il y a 1 jour

Le problème n'est pas tant les interpellations que le climat général. Quand les extrêmes se radicalisent, la démocratie en prend un coup. Comment sortir de cette spirale ?

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Augustin Bocage

il y a 1 jour

@eva13 Exactement. La polarisation politique profite à ceux qui veulent diviser. Le vrai travail, c'est de reconstruire du dialogue, mais ça, ça ne fait pas de buzz.

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H

HGW_304

il y a 1 jour

Nooooon sérieux ??? Encore des violences à Lyon ??? Sa va finir comment ???

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Mortimer

il y a 1 jour

La mort d'un militant nationaliste dans un contexte tendu rappelle les années 80-90. La radicalisation des discours politiques a des conséquences bien réelles. Comment éviter l'escalade ?

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A

Anne-Sophie Rodez

il y a 1 jour

Onze interpellations, c'est bien, mais on attend les preuves concrètes du lien avec LFI. Des accusations comme ça, ça se vérifie avant de balancer, non ?

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tregastel

il y a 1 jour

@anne-sophie-rodez Franchement, à ce stade, peu importe les preuves. Tout le monde va se servir de ça pour alimenter sa propagande. Bref, on est mal.

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