Un rassemblement sous tension à l'Élysée
Jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tenté de convaincre les forces politiques françaises de soutenir son projet controversé d'envoi de troupes en Ukraine, une fois un accord de paix conclu. Cette réunion à huis clos, organisée deux jours après le sommet de la coalition des volontaires à Paris, a réuni une trentaine de personnalités politiques, y compris des figures traditionnellement opposées à une intervention militaire, comme le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI).
Une mobilisation inédite malgré les absences
Tous les partis représentés au Parlement ont répondu présent, malgré des réticences affichées. Le Rassemblement national, souvent critique envers les engagements internationaux, a envoyé des représentants, tout comme La France insoumise, qui avait pourtant exprimé des réserves sur une telle initiative. Seules quelques personnalités étaient absentes, comme Laurent Wauquiez (LR), retenu dans sa circonscription, ou Édouard Philippe (Horizons), bloqué par la tempête Goretti.
Un débat politique polarisé
Cette réunion intervient dans un contexte de crise des vocations politiques, où les divisions sur la scène internationale se répercutent sur le débat national. La gauche, traditionnellement favorable à une diplomatie active, soutient globalement l'initiative, tandis que la droite et l'extrême droite expriment des craintes sur les implications d'un engagement militaire prolongé. Les écologistes, bien que présents, ont souligné la nécessité d'une approche pacifique, rappelant les crises humanitaires en cours.
L'Europe et l'Ukraine au cœur des discussions
Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d'un consensus européen pour soutenir l'Ukraine face à l'agression russe.
"La France ne peut agir seule, mais elle doit montrer l'exemple",a-t-il déclaré, selon des sources proches de la réunion. La Norvège et le Canada, alliés traditionnels, ont été cités en exemple pour leur engagement en faveur de la démocratie et de la souveraineté des nations.
Les enjeux stratégiques et financiers
La question des finances publiques a également été abordée, avec des interrogations sur le coût d'une telle opération militaire. Certains députés ont évoqué la crise agricole et politique sanitaire, soulignant que les ressources pourraient être mieux allouées. Cependant, le gouvernement a défendu l'idée que la sécurité européenne était un investissement nécessaire.
Un avenir incertain
Alors que la guerre en Ukraine s'éternise, la France se retrouve au cœur d'un débat stratégique majeur. L'engagement militaire reste un sujet clivant, et cette réunion à l'Élysée n'a pas suffi à apaiser les tensions. Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si un consensus se dégagera, ou si les divisions politiques prévaudront.