Un verdict qui pourrait bouleverser la droite radicale
Mardi 3 février, le parquet a requis quatre ans de prison dont trois avec sursis et cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen, dans le cadre de son procès en appel. Une décision moins sévère qu'en première instance, mais qui pourrait bien compromettre ses ambitions présidentielles pour 2027.
Une lueur d'espoir pour la présidente du RN ?
À sa sortie du tribunal, Marine Le Pen a tenté de minimiser l'impact de ces réquisitions. Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a même évoqué une « très bonne nouvelle », soulignant que la défense n'était plus considérée comme un risque de récidive. Une interprétation optimiste, alors que l'inéligibilité requise reste un obstacle majeur.
Jordan Bardella, l'héritier désigné ?
Dans l'hypothèse où le jugement suivrait les réquisitions, la candidature de Marine Le Pen pour 2027 serait sérieusement compromise. La présidente du Rassemblement national a d'ailleurs préparé le terrain en évoquant Jordan Bardella comme alternative. « Il y a un autre candidat possible. Jordan Bardella fait mieux qu'elle dans les enquêtes d'opinion », a analysé Marie-Eve Malouines, éditorialiste à la Revue Politique et Parlementaire.
Une stratégie de repli pour le RN ?
Si Marine Le Pen décide de se pourvoir en cassation, la Cour rendra sa décision quelques mois avant l'élection présidentielle. Un scénario qui pourrait prolonger l'incertitude au sein du parti d'extrême droite, déjà fragilisé par les divisions internes. Dans un contexte de « guerre des droites », cette affaire pourrait accélérer le déclin d'une formation politique qui peine à se renouveler.
Un coup dur pour l'opposition à Macron
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider son pouvoir, cette affaire pourrait affaiblir durablement l'opposition de droite. Pour la majorité présidentielle, c'est une aubaine : l'extrême droite, principale rivale, voit ses chances de victoire s'amenuiser.
Un procès qui dépasse le cadre judiciaire
Au-delà des conséquences pénales, ce procès en appel illustre les tensions persistantes au sein de la droite française. Entre radicalisation et modération, le RN tente de se repositionner, mais les divisions internes pourraient bien avoir raison de sa stratégie.