Un colistier de Rachida Dati sous le feu des critiques
Max Guazzini, figure controversée de la liste LR pour les municipales à Paris, a désactivé son compte X après des accusations de propos racistes. Cette affaire intervient alors que la droite française est déjà fragilisée par des divisions internes et une montée des tensions politiques.
Des messages jugés islamophobes
L'ancien dirigeant du Stade français, âgé de 78 ans, est accusé d'avoir partagé des contenus problématiques. En février, il avait relayé un message évoquant des « zones sans chiens » en Angleterre, présenté comme une concession aux musulmans. « Soumission et lâcheté, pauvre Angleterre », avait-il commenté, avant de se justifier en invoquant son attachement à la cause animale et à la laïcité.
Début novembre, il avait également assimilé l'élection de Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, aux attentats du 11 septembre 2001. « Incroyable ! Les horribles attentats vite oubliés, peu à peu ils prennent le contrôle », avait-il écrit. Face aux critiques, il a déclaré avoir repris des informations « maintes fois relayées par plusieurs journaux ».
Une affaire qui embarrasse Rachida Dati
Alors que Max Guazzini occupe la 58e position sur la liste de Rachida Dati, soutenue par le MoDem, cette polémique interroge sur les choix des colistiers de la candidate LR. Une autre colistière, Soureya Nadji, a également été pointée du doigt pour son soutien affiché à Reconquête, un parti d'extrême droite, ce que Dati a démenti.
« Dans le passé, j'ai beaucoup aidé SOS Racisme (...) et ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas du tout raciste », a déclaré Guazzini. Pourtant, ces propos s'inscrivent dans un contexte de montée des discours islamophobes en France, alimentée par une partie de la droite et de l'extrême droite.
Un climat politique tendu à Paris
Cette affaire survient alors que la capitale française se prépare à des élections municipales sous haute tension. La droite, divisée entre modérés et radicaux, tente de se repositionner face à une gauche unie et une extrême droite en progression. Le gouvernement Lecornu II, quant à lui, observe avec méfiance ces dérives, alors que le président Emmanuel Macron appelle à un rassemblement républicain.
Dans un contexte de crise des vocations politiques, ces polémiques risquent de décourager encore davantage les citoyens de s'engager en politique. La droite parisienne, déjà fragilisée, devra faire face à ces accusations pour conserver sa crédibilité.