Une alliance stratégique pour la gauche parisienne
Lucie Castets, figure montante de la gauche française, a officiellement rejoint la liste d'union menée par Emmanuel Grégoire (PS) pour les élections municipales parisiennes. Cette décision, annoncée jeudi 8 janvier 2026, s'inscrit dans une dynamique de rassemblement face à la menace d'une droite radicalisée.
Un engagement pour l'unité de la gauche
Ancienne candidate du Nouveau Front populaire (NFP) pour Matignon, Lucie Castets a souligné son attachement à l'unité de la gauche, un combat qu'elle porte depuis l'été 2024. « C'est la suite logique de mon engagement », a-t-elle déclaré, rappelant son rôle dans la négociation de l'accord d'union entre socialistes, écologistes et communistes parisiens.
Une position éligible et un rôle clé
À 38 ans, l'ancienne directrice des finances de la Ville de Paris figure parmi les dix premiers noms de la liste centrale des 163 candidats au Conseil de Paris. Cette position éligible lui permettra d'influer sur les politiques locales, notamment en matière de pouvoir d'achat et de lutte contre la pauvreté, des priorités affichées par Emmanuel Grégoire.
LFI : une porte toujours ouverte
Contrairement à Emmanuel Grégoire, qui exclut toute alliance avec la liste LFI de Sophia Chikirou, Lucie Castets maintient un dialogue. « Je ne ferme la porte à personne », a-t-elle affirmé, soulignant la nécessité d'une union la plus large possible face à la droite de Rachida Dati et à l'extrême droite de Sarah Knafo.
Un enjeu national : éviter la victoire de la droite radicale
Les derniers sondages créditent Sophia Chikirou de 13 % des intentions de vote, un score qui pourrait lui permettre de se maintenir au second tour. Lucie Castets appelle les électeurs de LFI à « être responsables » et à soutenir la liste d'union. « Le vote utile à gauche, c'est notre liste », insiste-t-elle, évoquant le risque d'une dérive autoritaire si la droite l'emporte.
Emmanuel Grégoire salue l'arrivée de Lucie Castets
Dans un communiqué, le candidat socialiste s'est félicité de cette alliance, qualifiée de « nécessité démocratique ». Il a souligné le rôle de Lucie Castets comme porte-parole de la campagne, notamment sur les questions de services publics, un sujet crucial dans un contexte de crise des finances publiques.
Une campagne sous tension
Alors que le premier tour est prévu le 15 mars, la gauche parisienne se mobilise pour contrer une droite de plus en plus proche de l'extrême droite. Les prochains jours seront décisifs pour finaliser les alliances et préparer une campagne unie.