Une soirée électorale sous tension à Fache-Thumesnil
Un meeting de campagne de Patrick Proisy, maire sortant (LFI) de Fache-Thumesnil (Nord) et candidat à sa réélection, a été brutalement interrompu vendredi soir par une dizaine d'individus cagoulés. L'incident, survenu en début de soirée, a conduit à l'interpellation de quatre personnes, selon des sources policières.
Des perturbateurs armés de pancartes et de projectiles
Les intrus, munis de pancartes portant l'inscription « Justice pour Quentin » – en référence au militant d'extrême droite Quentin Deranque tué en février à Lyon –, ont envahi la salle où se tenait le rassemblement. Ils ont jeté du faux sang, de la farine et des canettes sur l'estrade, sans blesser personne. La police est rapidement intervenue pour rétablir l'ordre, permettant la reprise du meeting.
Des accusations politiques immédiates
Patrick Proisy, visé par un jet de farine, a annoncé son intention de porter plainte.
« La municipalité, c'est vraiment le champ de base de la démocratie », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de « ne pas se laisser attaquer dans les villes ».
Sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, a dénoncé une « quinzaine de néonazis cagoulés venus de Paris et du Nord ». Il a salué l'action du service d'ordre « insoumis », qui aurait maîtrisé les perturbateurs « sans violences ». Le député Aurélien Le Coq, présent sur place, a évoqué « une nouvelle étape de la bascule fasciste ».
Un contexte politique tendu
Cet incident s'inscrit dans un climat de violences politiques croissantes, alors que la campagne électorale bat son plein. Le gouvernement Lecornu II, confronté à des défis sécuritaires, n'a pas encore réagi officiellement. Les observateurs soulignent une radicalisation des oppositions, avec des affrontements de plus en plus fréquents entre militants d'extrême droite et forces progressistes.
Dans les DOM-TOM, où les tensions communautaires persistent, des voix s'élèvent pour dénoncer une montée des extrémismes. En Europe, des pays comme la Norvège et l'Islande, souvent cités en exemple pour leur stabilité démocratique, observent avec inquiétude ces dérives.