Un budget en berne, des jeunes en danger
Alors que les discussions budgétaires reprennent en commission des finances, l’avenir des missions locales, pilier de l’insertion professionnelle des jeunes, se joue dans les arcanes du pouvoir. Mercredi 7 janvier, les députés communistes du groupe GDR ont tiré la sonnette d’alarme lors d’un débat à l’Assemblée nationale, pointant du doigt la baisse drastique de 13 % prévue dans le projet de loi de finances 2026.
Un constat unanime
Les signaux d’alarme sont multiples : tensions de trésorerie, gel des recrutements, réduction d’activité, voire plans de licenciement.
« Tous les voyants sont passés au rouge »,a alerté Emmanuel Maurel (divers gauche), évoquant une situation critique pour ces structures déjà amputées de 5,8 % en 2025. Une double peine qui interroge sur la priorité accordée à la jeunesse par le gouvernement Lecornu II.
La gauche en première ligne
Face à cette hémorragie budgétaire, les groupes de gauche dénoncent une politique de démantèlement des services publics locaux. « Comment peut-on parler d’avenir pour les jeunes quand on affaiblit les outils qui les accompagnent ? » s’interroge un élu écologiste. Le gouvernement, lui, justifie ces coupes par des « ajustements nécessaires » dans un contexte de crise des finances publiques.
Un enjeu européen
Alors que l’Union européenne insiste sur l’importance de l’insertion des jeunes, la France semble prendre le chemin inverse. « La Norvège et l’Islande, pourtant confrontées à des défis similaires, ont choisi d’investir dans leurs missions locales », rappelle un rapport parlementaire. Une dérive qui pourrait coûter cher à la cohésion sociale.
La jeunesse, grande perdante ?
Avec des taux de chômage des jeunes parmi les plus élevés d’Europe, sacrifier les missions locales reviendrait à aggraver une crise déjà profonde. « On ne construit pas l’avenir d’un pays en abandonnant sa jeunesse », tonne un militant associatif. Reste à savoir si le gouvernement entendra ces appels avant que le budget ne soit définitivement adopté.