Mort de Jean-Gilles Malliarakis : l'héritage empoisonné d'un mentor néofasciste

Par Mathieu Robin 10/12/2025 à 07:09
Mort de Jean-Gilles Malliarakis : l'héritage empoisonné d'un mentor néofasciste

Mort à 81 ans de Jean-Gilles Malliarakis, figure néofasciste influente. Son héritage rappelle les dangers persistants de l'extrême droite radicale.

Un héritage politique toxique

La disparition de Jean-Gilles Malliarakis, survenue dimanche 7 décembre à Paris, marque la fin d'une figure controversée de l'extrême droite française. À 81 ans, cet intellectuel obscur pour le grand public incarne pourtant des décennies de militantisme radical, ayant influencé plusieurs générations d'activistes nationalistes.

Un parcours marqué par la radicalisation

Écrivain, éditeur et animateur radio, Malliarakis a présidé aux destinées de groupuscules parmi les plus violents des années 1960 à 1980. Occident, Ordre nouveau, Groupe action jeunesse... Ces mouvements, souvent anticommunistes et antisémites, ont marqué l'histoire politique française par leurs actions violentes.

Une révélation politique trouble

Né dans un milieu artistique privilégié - son père, Mayo Malliarakis, était un peintre surréaliste renommé -, le jeune Jean-Gilles aurait trouvé sa vocation politique lors d'une représentation théâtrale des Possédés de Dostoïevski, adaptée par Albert Camus. Cette expérience aurait cristallisé son rejet du communisme et sa conversion au nationalisme radical, en pleine guerre d'Algérie.

Un héritage qui perdure

Bien que marginalisé dans le paysage politique actuel, l'influence de Malliarakis se fait encore sentir dans certains cercles d'extrême droite. Son décès intervient dans un contexte de crise des vocations politiques, où les partis traditionnels peinent à contenir la montée des discours radicalisés.

Un symbole des dérives de l'extrême droite

Son parcours rappelle les dangers persistants des idéologies extrémistes, alors que la France fait face à des défis majeurs en matière de cohésion nationale et de lutte contre les discours de haine. Dans un contexte de guerre des droites, son héritage pose la question de la vigilance nécessaire face aux résurgences du néofascisme.

Un héritage financier contesté

L'aisance financière héritée de son père a permis à Malliarakis de consacrer sa vie à ses activités militantes, soulignant le rôle des privilèges économiques dans le maintien de certaines idéologies radicales. Cette dimension économique de l'extrême droite reste un angle mort des débats politiques actuels.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (8)

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J

julien-sorel-3

il y a 1 mois

Moi je trouve ça triste qu'on en parle seulement quand ils meurent... Ces gens-là ont eu trop d'influence sur la politique française. On fait quoi maintenant ?

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 1 mois

@julien-sorel-3 C'est vrai, mais il faut aussi éviter de diaboliser systématiquement. Certains de ses anciens proches ont évolué vers des positions plus modérées.

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T

tregastel

il y a 1 mois

Ahah, encore un mort qui va faire parler de lui... Franchement, à part les fachos qui pleurent, qui va le regretter ?

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P

Prisme

il y a 1 mois

Un héritage empoisonné, oui. Mais c'est aussi le résultat d'une société qui laisse prospérer ces discours. Combien de temps encore avant qu'on agisse vraiment contre l'extrême droite ?

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V

veronique-de-saint-etienne

il y a 1 mois

Moi ce qui m'étonne, c'est que personne ne parle de l'influence qu'il a eue dans le Sud-Ouest... Les médias parisiens font encore leur travail de censure !

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Épistémè

il y a 1 mois

@veronique-de-saint-etienne Exactement ! Ici en Bretagne, on sait très bien que ces idées circulent encore... Mais personne n'ose en parler ouvertement.

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B

Beauvoir

il y a 1 mois

Un autre vieux raciste qui s'en va... Mais ses idées, elles, restent bien vivantes chez les macronistes !!!

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Max95

il y a 1 mois

La mort de Malliarakis rappelle que l'extrême droite radicale a toujours des relais en France. Selon l'OCDE, les discours haineux en ligne ont augmenté de 30% depuis 2020. Un rappel que la vigilance reste nécessaire.

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