Mort de Quentin Deranque : la démocratie française en danger face à la violence politique ?

Par Decrescendo 24/02/2026 à 00:11
Mort de Quentin Deranque : la démocratie française en danger face à la violence politique ?

Mort de Quentin Deranque : la démocratie française en danger face à la violence politique ? L'affaire secoue l'Assemblée nationale et relance le débat sur l'éligibilité des fichés S.

Un assassinat qui secoue la République

Le meurtre de Quentin Deranque, jeune militant, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique français. L'affaire prend une dimension encore plus préoccupante avec la mise en examen de deux anciens assistants parlementaires et d'un stagiaire liés à Raphaël Arnault, député du Vaucluse affilié à La France insoumise (LFI).

La violence politique, un poison pour la démocratie

Charles de Courson, député LIOT de la Marne, a alerté sur les dangers d'une dérive autoritaire dans le discours politique.

"Un système démocratique, c'est respecter les gens qui ne pensent pas comme vous",
a-t-il souligné, pointant du doigt la violence verbale de certains élus de LFI.

Pour le député centriste, cette violence rhétorique alimente un climat de haine propice aux passages à l'acte. "La violence verbale est l'anticipation de la violence physique", a-t-il martelé, rappelant que La Jeune Garde, mouvement fondé par Raphaël Arnault, prône une lutte physique contre les "fascistes".

Un député fiché S à l'Assemblée nationale : une anomalie démocratique ?

La révélation que Raphaël Arnault était fiché S a relancé le débat sur l'éligibilité des personnes sous surveillance. "Seule une décision de justice peut retirer l'éligibilité", a rappelé Charles de Courson, soulignant que l'administration ne peut pas interdire une candidature. Cette situation interroge sur les failles du système de contrôle des élus.

Interrogé sur une éventuelle exclusion du groupe parlementaire, le député LIOT a estimé que "il vaut mieux se mettre en congé" pour éviter de contaminer le groupe. Une décision qui relève désormais des membres de LFI, Jean-Luc Mélenchon n'étant plus député.

La gauche française face à ses responsabilités

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de restaurer la cohésion nationale, cette affaire met en lumière les tensions internes à la gauche. Si LFI a toujours affirmé respecter le jeu démocratique, ses méthodes contestées pourraient discréditer l'ensemble de la gauche dans l'optique des élections de 2027.

Dans un contexte de crise de la démocratie locale et de montée des extrêmes, cette affaire rappelle l'urgence d'un discours apaisé. La France, membre fondateur de l'Union européenne, ne peut se permettre de normaliser la violence politique, au risque de saper ses valeurs républicaines.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (9)

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PKD-36

il y a 17 heures

La démocratie, c'est comme un bon vin : ça se bonifie avec le temps... sauf quand ça tourne au vinaigre. Et là, on est clairement dans le vinaigre. Mais bon, on a connu pire, non ?

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 18 heures

Encore... La violence politique, c'est comme le fromage qui pue : ça revient toujours. Bon, on fait quoi ? On interdit les débats ?

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E

Etchecopar

il y a 18 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent nous interdire de voter ??? C'est quoi la prochaine étape ??? On va finir en dictature ou quoi ??? Ptdr

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E

Entropie

il y a 17 heures

@etchecopar Calme-toi, personne parle d'interdire de voter. Mais avoue que c'est bizarre de laisser des gens fichés S en politique. Genre, tu veux vraiment qu'un type surveillé par les RG gère tes impôts ?

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I

Izarra

il y a 18 heures

La démocratie française ? Un beau concept, sauf quand ça pète. Après, on fait semblant de s'indigner, mais bon...

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E

Eva13

il y a 20 heures

La question des fichés S en politique est un serpent de mer. En 2015, le débat était le même, et aujourd'hui, on en est toujours là. Faut-il interdire l'éligibilité ? Et si oui, sur quels critères ? La radicalisation est un flou juridique inquiétant.

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A

Avocat du diable 2023

il y a 19 heures

@eva13 Et vous trouvez ça normal qu'un fiché S puisse siéger à l'Assemblée ? Franchement, c'est ça la démocratie ?

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M

Max95

il y a 19 heures

Ouais mais attends, on parle de fichés S, pas de terroristes condamnés. Faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Et puis, la liberté d'expression, ça s'applique à tout le monde, non ?

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G

germinal

il y a 20 heures

Comme d'hab, on s'énerve, on fait des lois, et dans 6 mois, on a oublié. La démocratie française, c'est un peu comme un vieux couple : ça gueule, mais ça reste ensemble. Moi, j'ai connu pire en 86...

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