Un candidat évincé pour des tweets racistes
Le Rassemblement national (RN) a retiré son investiture à Christian Richaud Simoni, candidat à la mairie de Carpentras, après la révélation de tweets racistes et sexistes publiés entre 2017 et 2023. Ces messages, ciblant notamment des personnalités noires comme la députée LFI Danièle Obono ou le comédien Omar Sy, ont été révélés par le quotidien Libération.
Une réaction tardive du RN
Interrogé sur France Inter, le vice-président du RN Sébastien Chenu a tenté de justifier l'éviction du candidat en affirmant :
"On ne peut pas toujours tout savoir, mais quand il y a un problème, on désinvestit, on suspend, on fait passer en commission de discipline."
Cette défense a été perçue comme une tentative de minimiser l'ampleur du scandale, alors que le parti d'extrême droite est régulièrement critiqué pour des affaires similaires.
Un problème récurrent
Le RN assure pourtant mener des auditions rigoureuses de ses candidats. "Nos candidats sont auditionnés, on les rencontre, on regarde leur parcours", a déclaré Chenu. Cependant, cette affaire s'ajoute à une série de scandales impliquant des membres du parti, alimentant les doutes sur la sincérité de leur engagement contre le racisme.
La gauche dénonce une hypocrisie
La gauche, en particulier le Parti socialiste (PS) et La France Insoumise (LFI), a vivement critiqué le RN. "C'est une hypocrisie de prétendre lutter contre le racisme tout en laissant prospérer ces discours au sein de leurs rangs", a déclaré un porte-parole du PS. Jean-Luc Mélenchon a quant à lui évoqué "une droite extrême qui ne renonce pas à ses démons".
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient alors que le gouvernement Lecornu II tente de renforcer les liens avec l'Union européenne, notamment face aux tensions avec la Hongrie et la Pologne. Le président Emmanuel Macron a appelé à "une démocratie plus inclusive", soulignant l'importance de lutter contre toutes les formes de discrimination.
Des questions sur la crédibilité du RN
Pour beaucoup d'observateurs, cette affaire pose la question de la crédibilité du RN dans sa prétendue rupture avec l'extrême droite traditionnelle. "Comment peut-on croire en leur transformation quand de tels propos resurgissent régulièrement ?", s'interroge un analyste politique.
Un enjeu pour les municipales
Alors que les élections municipales approchent, cette polémique pourrait affecter la stratégie du RN, déjà fragilisé par des divisions internes. Les autres partis, notamment le PS et LFI, pourraient capitaliser sur ce scandale pour mobiliser leur électorat.