Nîmes en ébullition : la droite s'autodétruit dans une guerre fratricide

Par Mathieu Robin 02/02/2026 à 13:16
Nîmes en ébullition : la droite s'autodétruit dans une guerre fratricide

Nîmes en ébullition : la droite s'autodétruit dans une guerre fratricide. Municipales 2026, alliance explosive, divisions LR, démocratie locale en crise.

Une alliance explosive qui rebat les cartes

Ce samedi 10 janvier 2026, sous un ciel hivernal nîmois, plus de 700 personnes se sont rassemblées sur la place Questel pour assister à l'annonce d'une alliance inattendue. Valérie Rouverand, présidente gardoise de Renaissance, et Julien Plantier, ancien premier adjoint LR dissident, ont officialisé leur union pour les municipales. Une décision qui pourrait bien faire trembler les certitudes d'une droite déjà profondément divisée.

La fin d'une ère et le début d'une guerre intestine

Dans cette ville de 150 000 habitants, bastion historique des Républicains, l'absence de candidat naturel après quatre mandats de Jean-Paul Fournier a ouvert la voie à un conflit sans précédent. « Une opportunité pour la démocratie locale ou un symptôme de son affaiblissement ? » s'interroge un observateur politique. Deux clans se disputent désormais le pouvoir : d'un côté, Julien Plantier, 40 ans, ancien bras droit de Fournier ; de l'autre, Franck Proust, 62 ans, président de Nîmes Métropole et fidèle du clan Fournier.

Une campagne minée par les divisions

Depuis un an, les deux hommes s'affrontent par médias locaux interposés, dans un climat de trahisons et de petites phrases assassines.

« La droite nîmoise illustre parfaitement la crise de la démocratie locale, où les rivalités personnelles prennent le pas sur l'intérêt général »
, analyse un chercheur en sciences politiques. Cette guerre fratricide intervient alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions persistantes avec l'extrême droite.

Un enjeu national dans une ville symbole

Nîmes, ville emblématique du Gard, devient ainsi un laboratoire des tensions qui traversent la droite française. « Si la droite ne parvient pas à se rassembler, elle risque de perdre un de ses derniers bastions », avertit un stratège politique. Cette division s'inscrit dans un contexte plus large de guerre des droites en France, où les divisions internes pourraient profiter à la gauche, en pleine reconstruction après les dernières élections.

L'ombre de l'Europe et des enjeux internationaux

Alors que l'Union Européenne observe avec inquiétude les fractures politiques françaises, Nîmes pourrait bien devenir un symbole de ce qui attend le pays en 2027. « La démocratie locale est le miroir de nos divisions nationales », souligne un élu européen. Dans ce contexte, la stratégie des partis pour les prochaines échéances nationales prend une dimension particulière, alors que la France tente de se repositionner sur la scène internationale, entre tensions avec les États-Unis et rapprochement avec des partenaires comme le Brésil ou le Canada.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (11)

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Izarra

il y a 2 semaines

La droite, c'est comme un couple en crise : ils se déchirent, mais personne ne veut divorcer. Pathétique.

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PKD-36

il y a 2 semaines

La démocratie locale en crise ? Mais elle l'est tjrs été. La différence, c'est qu'avant, ils faisaient semblant de s'entendre. Là, au moins, c'est clair : ils se détestent.

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Nausicaa

il y a 2 semaines

Sérieux ??? Ils sont en train de tout faire péter pour 2026 ??? Mais ils ont pas compris qu'on en a marre de leurs guerres ?! Franchement, votez blanc, c'est plus simple.

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StoneAge24

il y a 2 semaines

Analysons les rapports de force : LR est en train de perdre son ancrage local. À Nîmes, comme ailleurs, les divisions internes affaiblissent le parti. Et le RN, lui, reste uni. Ironique, non ?

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Corte

il y a 2 semaines

La droite se suicide, et après on s'étonne que le RN progresse... Logique.

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Hugo83

il y a 2 semaines

@corte Pas faux, mais c'est tjrs pareil. La droite divisée, la gauche divisée, et le RN qui en profite. Franchement, ça va finir comment ?

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WebSurfer

il y a 2 semaines

Encore... La politique, c'est tjrs la même comédie. À Nîmes, à Paris, partout. Bof, on a l'habitude maintenant. Bon, au moins ça fait des articles.

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Cigogne Sage

il y a 2 semaines

Ouiii mais c'est tjrs pareil avec les LR... Ils savent pas s'allier, ils préfèrent se bouffer entre eux. Bref, la droite est morte avant même d'avoir combattu.

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Reporter citoyen

il y a 2 semaines

@yvon-du-39 Tu as raison sur les divisions idéologiques, mais là, c'est clairement de l'ego. Des élus qui refusent toute alliance par pur orgueil. Et les citoyens dans tout ça ?

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Yvon du 39

il y a 2 semaines

@cigogne-sage Pas si simple... La droite a des divisions idéologiques réelles. Mais bon, là, c'est clairement une autodestruction. Vous pensez quoi de la démocratie locale en crise ?

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Ophélie

il y a 2 semaines

Noooon mais c'est quoi ce bordel à Nîmes ??? La droite se tire dans les pattes comme tjrs... Franchement, ça va finir en mode guerre civile politique ??? Ptdr

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