Une alliance explosive qui rebat les cartes
Ce samedi 10 janvier 2026, sous un ciel hivernal nîmois, plus de 700 personnes se sont rassemblées sur la place Questel pour assister à l'annonce d'une alliance inattendue. Valérie Rouverand, présidente gardoise de Renaissance, et Julien Plantier, ancien premier adjoint LR dissident, ont officialisé leur union pour les municipales. Une décision qui pourrait bien faire trembler les certitudes d'une droite déjà profondément divisée.
La fin d'une ère et le début d'une guerre intestine
Dans cette ville de 150 000 habitants, bastion historique des Républicains, l'absence de candidat naturel après quatre mandats de Jean-Paul Fournier a ouvert la voie à un conflit sans précédent. « Une opportunité pour la démocratie locale ou un symptôme de son affaiblissement ? » s'interroge un observateur politique. Deux clans se disputent désormais le pouvoir : d'un côté, Julien Plantier, 40 ans, ancien bras droit de Fournier ; de l'autre, Franck Proust, 62 ans, président de Nîmes Métropole et fidèle du clan Fournier.
Une campagne minée par les divisions
Depuis un an, les deux hommes s'affrontent par médias locaux interposés, dans un climat de trahisons et de petites phrases assassines.
« La droite nîmoise illustre parfaitement la crise de la démocratie locale, où les rivalités personnelles prennent le pas sur l'intérêt général », analyse un chercheur en sciences politiques. Cette guerre fratricide intervient alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions persistantes avec l'extrême droite.
Un enjeu national dans une ville symbole
Nîmes, ville emblématique du Gard, devient ainsi un laboratoire des tensions qui traversent la droite française. « Si la droite ne parvient pas à se rassembler, elle risque de perdre un de ses derniers bastions », avertit un stratège politique. Cette division s'inscrit dans un contexte plus large de guerre des droites en France, où les divisions internes pourraient profiter à la gauche, en pleine reconstruction après les dernières élections.
L'ombre de l'Europe et des enjeux internationaux
Alors que l'Union Européenne observe avec inquiétude les fractures politiques françaises, Nîmes pourrait bien devenir un symbole de ce qui attend le pays en 2027. « La démocratie locale est le miroir de nos divisions nationales », souligne un élu européen. Dans ce contexte, la stratégie des partis pour les prochaines échéances nationales prend une dimension particulière, alors que la France tente de se repositionner sur la scène internationale, entre tensions avec les États-Unis et rapprochement avec des partenaires comme le Brésil ou le Canada.