Municipales à Paris : Bournazel défie Dati et Grégoire dans une droite divisée

Par Mathieu Robin 10/02/2026 à 06:25
Municipales à Paris : Bournazel défie Dati et Grégoire dans une droite divisée

Pierre-Yves Bournazel refuse toute alliance avec Dati ou Grégoire dans les municipales parisiennes. Un scrutin qui révèle les fractures de la droite française.

Un refus obstiné des alliances

À un mois du premier tour des élections municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel maintient sa ligne politique avec une fermeté qui surprend même ses proches. Candidat sous les bannières d’Horizons et de Renaissance, le conseiller du 18e arrondissement refuse catégoriquement toute alliance avec Rachida Dati (LR, MoDem, UDI) ou Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI). Une position qui s’inscrit dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les Parisiens semblent lassés des clivages traditionnels.

Une campagne centrée sur le rejet des extrêmes

Dans un entretien accordé avant son premier meeting au Cirque d’hiver, Bournazel réitère son message : « Je ne suis pas candidat pour me rallier mais pour gagner ». Une déclaration qui résonne comme un défi lancé aux deux principaux adversaires, perçus comme incarnant des retours en arrière politiques. Pour le candidat centriste, la mairie de Paris ne doit pas devenir un champ de bataille entre une droite radicalisée et une gauche fragmentée.

Un scrutin sous tension dans une capitale en mutation

Les sondages placent Bournazel en troisième position, mais son refus des alliances pourrait redessiner la carte politique parisienne. La guerre des droites en France se joue aussi dans la capitale, où les divisions internes à la droite traditionnelle pourraient profiter à la gauche unie. Pendant ce temps, le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise des finances publiques, observe avec attention ces élections, qui pourraient influencer les stratégies des partis pour 2027.

Un enjeu national dans une élection locale

Au-delà des enjeux parisiens, ces municipales prennent une dimension nationale. La montée des tensions entre les partisans d’une droite modérée et ceux d’une droite plus conservatrice reflète les fractures politiques qui traversent le pays. Ni Dati ni Grégoire, le slogan de Bournazel, pourrait devenir un symbole de cette résistance à la polarisation.

Un meeting symbolique au Cirque d’hiver

Le choix du Cirque d’hiver pour son premier grand rassemblement n’est pas anodin. Ce lieu historique, souvent associé aux luttes sociales, envoie un message clair : Bournazel se positionne comme un candidat de rassemblement, au-delà des clivages traditionnels. Reste à savoir si cette stratégie suffira à convaincre les électeurs parisiens, fatigués des promesses non tenues.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (6)

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BookWorm

il y a 1 semaine

Intéressant de voir comment Bournazel utilise le storytelling de l'outsider pour se démarquer. Mais est-ce suffisant face à des figures comme Dati, qui ont déjà une notoriété établie ? La communication, c'est bien, mais il faut aussi des idées concrètes.

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Apollon 6

il y a 1 semaine

La vraie question, c'est : qui a le plus de chances de faire barrage à la gauche ? Bournazel a l'air plus crédible, mais Dati a l'expérience. Et Grégoire, il est même crédible ? Franchement, jsp...

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Nausicaa

il y a 1 semaine

Nooooon mais sérieux ??? Ils se tirent dans les pattes alors que la gauche est en train de tout rafler !!! Bcp de chances qu'on finisse avec Hidalgo encore une fois...

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Patrick du 67

il y a 1 semaine

@nausicaa Exactement !!! Ils se battent pour des miettes pendant que la gauche se frotte les mains. Et vous trouvez ça normal ?

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Augustin Bocage

il y a 1 semaine

La division de la droite parisienne est symptomatique d'un problème plus large : l'incapacité à se rassembler face à la gauche. Bournazel joue la carte de l'indépendance, mais à quel prix ? Sans alliance, comment espère-t-il peser dans un scrutin aussi polarisé ?

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Hortense du 38

il y a 1 semaine

@augustin-bocage Tu as raison sur la division, mais est-ce vraiment une stratégie perdante ? Bournazel mise sur le renouvellement, alors que Dati et Grégoire représentent l'ancien monde. Et puis, la droite a déjà perdu Paris, alors pourquoi ne pas tenter autre chose ?

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