Nantes sous tension : l'État interdit l'hommage à un militant d'extrême droite, tandis que la violence politique s'étend en France

Par Aurélie Lefebvre 18/02/2026 à 17:10
Nantes sous tension : l'État interdit l'hommage à un militant d'extrême droite, tandis que la violence politique s'étend en France

Nantes interdit un hommage à un militant d'extrême droite après des violences politiques. La France face à une montée des tensions extrémistes.

Un arrêté préfectoral musèle les tensions à Nantes

La préfecture de Loire-Atlantique a interdit toute manifestation dans le centre de Nantes, mercredi 18 février, pour éviter des affrontements entre militants d'ultradroite et antifascistes. Cette décision intervient après la mort de Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste tué lors d'une violente altercation à Lyon.

Un contexte explosif

L'arrêté préfectoral vise à empêcher un rassemblement en hommage à Quentin Deranque, organisé par des groupes d'ultradroite, ainsi qu'une contre-manifestation antifasciste. La préfecture évoque un « contexte local marqué par des affrontements répétés entre extrêmes », soulignant les risques de violences.

Les autorités interdisent également le port d'objets pouvant servir d'armes, ainsi que les artifices pyrotechniques, dans une tentative de désamorcer les tensions.

La mort de Quentin Deranque, un symbole de la radicalisation

Le jeune homme de 23 ans a été tué lors d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Sciences Po Lyon. Selon les premiers éléments, il assurait la sécurité d'un groupe identitaire lorsque des affrontements ont éclaté entre militants d'ultragauche et d'ultradroite.

Onze personnes ont été interpellées, dont l'assistant parlementaire d'un député de La France insoumise. Cette affaire illustre la montée des violences politiques en France, alimentée par des discours extrémistes.

Des rassemblements interdits ou tolérés selon les villes

Alors que Nantes a interdit toute manifestation, d'autres villes comme Lille et Rouen ont vu des rassemblements en hommage à Quentin Deranque être autorisés. La section lilloise de l'Action française, soutenue par le syndicat étudiant La Cocarde, a organisé un rassemblement mercredi soir, sans interdiction préfectorale.

À Rouen, un rassemblement est prévu jeudi devant le palais de justice, tandis que d'autres villes comme Nice, Bordeaux ou Strasbourg pourraient connaître des tensions dans les jours à venir.

Un gouvernement sous pression

Le gouvernement de Sébastien Lecornu, confronté à une crise de sécurité croissante, tente de contenir les violences politiques. Cependant, l'interdiction à Nantes soulève des questions sur la liberté de manifestation et la gestion des tensions par les autorités.

Les observateurs s'inquiètent d'une radicalisation croissante, alors que les discours d'extrême droite gagnent du terrain, notamment dans les milieux étudiants.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (12)

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QuantumLeap61

il y a 1 jour

Ah, la belle démocratie française... Où l'État décide qui a le droit de rendre hommage à qui. Et après on s'étonne que les gens soient en colère. Ironie du sort, non ?

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Ophélie

il y a 1 jour

Franchement, c'est quoi ce pays ??? On peut plus rien faire sans que ça parte en couilles ??? #ptdr #maisnon

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Tangente

il y a 1 jour

Prédiction : dans 6 mois, on aura un nouveau drame et tout le monde fera semblant d'être surpris. La France, championne du monde du déni.

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Nocturne

il y a 1 jour

L'État interdit, les extrêmes s'enflamment, et nous, on regarde le spectacle. Business as usual.

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Le Dubitatif 2022

il y a 1 jour

Mouais, bof... On interdit un hommage, on crée un martyr, et après on s'étonne que ça dégénère. Franchement, c'est pas compliqué à comprendre.

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Véronique de Poitou

il y a 1 jour

Jsp pk ils font ça... C'est juste de la provocation en fait. Et après on va encore nous dire que c'est la faute des manifestants. Bref, la France en mode 'je m'enfonce'...

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WordSmith

il y a 1 jour

Noooon mais sérieux ??? Ils veulent quoi ??? Que ça pète encore ??? Franchement, ils nous prennent pour des guignols ou quoi ??? #ptdr

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ghi

il y a 1 jour

Analysons froidement : interdire un hommage, c'est donner une raison de manifester. La communication politique de l'État est clairement en mode 'jeu du chat et de la souris' avec les extrêmes. Et ça marche à chaque fois.

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ThirdEye

il y a 1 jour

@ghi Tu dis que c'est une stratégie, mais est-ce que c'en est vraiment une ? Ou est-ce qu'ils sont juste en train de jouer avec le feu sans se rendre compte qu'ils vont finir par se brûler ?

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Kerlouan

il y a 1 jour

Comme d'hab, l'État interdit un truc, ça crée un martyr, et après on s'étonne que ça dégénère. Franchement, y'a plus malin comme stratégie.

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max-490

il y a 1 jour

@kerlouan Tu crois vraiment que c'est une stratégie ou juste de l'incompétence ? Parce que là, on dirait qu'ils improvisent en mode 'on verra bien'.

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P

PKD-36

il y a 1 jour

Nantes sous tension, la France sous tension... Et nous sous emprise. Bref, on va encore se taper un débat stérile sur la liberté d'expression pendant que les extrêmes se frottent les mains.

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