Némésis sous le feu des critiques : un groupe identitaire suspecté de violences et de liens avec l'extrême droite

Par Éclipse 26/02/2026 à 11:27
Némésis sous le feu des critiques : un groupe identitaire suspecté de violences et de liens avec l'extrême droite
Photo par Rafael Camacho Greilberger sur Unsplash

Un groupe identitaire accusé de violences et de liens avec l'extrême droite sous le feu des critiques de François Ruffin, qui réclame sa dissolution.

Un groupe identitaire sous le feu des critiques

Le député de la Somme et candidat à la présidentielle, François Ruffin, a interpellé jeudi 26 février le ministre de l'Intérieur sur la nécessité de dissoudre le groupe identitaire Némésis, accusé de liens avec l'extrême droite et de violences. Ce collectif, qui se présente comme féministe, est pointé du doigt pour ses méthodes controversées et ses connexions avec des mouvements fascistes.

Des accusations graves portées par François Ruffin

Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, François Ruffin dénonce un groupe "lié de très près à des mouvements violents" et dont certaines membres "se proposent de servir d'appât pour venir casser du gaucho". Ces accusations s'appuient sur des révélations du journal L'Humanité, qui a mis en lumière des pratiques inquiétantes au sein de Némésis.

Le député de la Somme souligne également la présence d'un militant néonazi au sein du service d'ordre du groupe, ainsi que des plaintes déposées par les mairies de Lille et de Besançon pour incitation à la haine raciale. "Quand il y a des faits d'appel à la haine ou de violence, il y a la possibilité d'une dissolution", rappelle-t-il, en appelant à une action ferme des autorités.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un climat politique marqué par une montée des tensions entre les différentes forces politiques. François Ruffin, président du parti Debout! et candidat à la présidentielle, se positionne en défenseur des valeurs républicaines face à ce qu'il considère comme une menace pour la démocratie.

"Ce groupe, qui se dit féministe, est en vérité lié de très près à des mouvements fascistes, violents", insiste-t-il. Il rappelle que la dissolution de groupes extrémistes, qu'ils soient d'extrême gauche ou d'extrême droite, est une mesure nécessaire pour préserver l'ordre public.

La réponse des autorités attendue

François Ruffin estime que la police du renseignement intérieur, qui "fait correctement son travail", pourra documenter les faits reprochés à Némésis. Il appelle à une réaction rapide des autorités pour éviter toute escalade.

Cette affaire soulève des questions sur la vigilance des pouvoirs publics face aux groupes identitaires et aux mouvements violents. Elle intervient dans un contexte où la sécurité et la cohésion sociale sont au cœur des débats politiques, notamment à l'approche des élections de 2027.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (8)

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Eva13

il y a 1 mois

Ce qui est troublant, c'est que ces groupes profitent souvent d'un vide juridique. On a vu ça avec les Gilets Jaunes, avec les manifestations anti-pass. La réponse doit être rapide et proportionnée, mais surtout cohérente. Sinon, on légitime la violence.

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Loïc-29

il y a 1 mois

@eva13 En Allemagne, ils ont dissous le NPD en 2017. Et ça a marché. Pourquoi on n'arrive pas à faire pareil ici ? On a peur de quoi ?

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Anamnèse

il y a 1 mois

La violence n'a pas d'étiquette. Mais la justice non plus. Alors on applique la loi. C'est tout.

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Carnac

il y a 1 mois

Ah ouais, et du coup on dissout les Black Blocs aussi ? Ou c'est juste quand c'est l'extrême droite ? Franchement, un peu de cohérence ça serait bien.

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Gradation

il y a 1 mois

Nooooon mais sérieux ??? Ils ont le droit de tabasser des gens et en plus on les protège ??? Ptdr la france c'est mort.

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Sentinelle républicaine

il y a 1 mois

Quand un groupe fait le coup de poing, on le dissout. Point. Pourquoi c'est toujours si compliqué ?

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Alain27

il y a 1 mois

@sentinelle-republicaine Exactement ! Et puis franchement, des liens avec l'extrême droite, c'est pas rien. Moi j'ai connu ça dans les années 90, ça finit tjrs mal.

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Geoffroy de Hyères

il y a 1 mois

Mouais... Ruffin qui monte au créneau, c'est un peu le pompier pyromane non ? On dissout tout ce qui bouge à droite et après on s'étonne que ça dérape. Bref, la démocratie à la française.

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