Un décès qui enflamme les tensions politiques
La mort tragique de Quentin Deranque lors d'affrontements politiques à Lyon continue de diviser la classe politique française. Alors que l'enquête progresse, les accusations se multiplient, notamment de la part du Rassemblement National (RN), qui pointe du doigt l'extrême gauche.
Un assistant parlementaire de LFI mis en cause
Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a reconnu sa présence sur les lieux du drame mais nie être l'auteur des coups mortels. Cette révélation a immédiatement suscité des réactions vives, notamment de la part du député RN Julien Odoul, qui n'a pas hésité à qualifier les groupes impliqués de « terroristes ».
« C'est un groupe terroriste qui sème la terreur. Il n'y a pas d'autre motivation pour ces groupuscules que d'agresser et de tuer leurs opposants politiques. »
— Julien Odoul, député RN
Une qualification contestée
Si Julien Odoul insiste sur le terme « terroriste » pour qualifier la Jeune Garde, dissoute en 2025, les journalistes Nathalie Saint-Cricq et Camille Girerd soulignent que cette qualification juridique n'a pas encore été retenue par les autorités. Pourtant, le député du RN persiste et signe, accusant l'extrême gauche de bénéficier d'une « impunité totale » depuis des années.
Des accusations qui cachent des réalités politiques
Pour le RN, cette affaire illustre une complaisance supposée du gouvernement envers l'extrême gauche. Julien Odoul évoque notamment la pétition de mai 2025 contre la dissolution de la Jeune Garde, signée par des personnalités de gauche, des syndicats et des associations. Une manière de rappeler les alliances politiques du Nouveau Front populaire (NFP), coalition de gauche qui inclut La France Insoumise (LFI).
Cependant, cette analyse ignore volontairement les violences commises par l'extrême droite ces dernières années, comme lors des manifestations des Gilets jaunes, où des milices d'extrême droite ont également été mises en cause. Une partialité qui interroge sur la sincérité des dénonciations du RN.
Un gouvernement sous pression
Interrogé sur la responsabilité du gouvernement, Julien Odoul accuse les autorités d'avoir fait preuve de laxisme face aux violences de l'extrême gauche. Pourtant, sous le gouvernement Lecornu II, les forces de l'ordre ont été déployées massivement pour maintenir l'ordre public, notamment lors des manifestations contre la réforme des retraites en 2025.
Reste que cette affaire révèle une fois de plus les fractures politiques qui traversent la France, alors que le pays se prépare pour les élections de 2027. Entre dénonciations partisanes et réalité des faits, la polémique risque de durer.