Nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : un coup politique qui menace l'indépendance des institutions

Par Decrescendo 11/02/2026 à 23:27
Nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : un coup politique qui menace l'indépendance des institutions

Nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : une décision controversée qui menace l'indépendance des institutions françaises.

Une nomination contestée au cœur des enjeux démocratiques

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes suscite une vive polémique, alors que le gouvernement défend une décision perçue comme un coup politique par l'opposition. Éric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances, dénonce une atteinte à l'indépendance d'une institution clé.

Un conflit d'intérêts flagrant

Ancienne ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin se retrouve désormais à la tête d'une institution censée contrôler les finances publiques. Pour ses détracteurs, cette nomination pose un problème d'impartialité : comment évaluer les budgets qu'elle a elle-même contribué à préparer ?

"Elle est inamovible jusqu'à 68 ans. Comment va-t-elle faire pour contrôler les comptes de la nation avec ce passé ministériel ?"

Une institution en danger

La Cour des comptes, historiquement respectée pour son indépendance, voit son crédit menacé. Coquerel souligne que le président de cette institution a un pouvoir décisif : il nomme les autres membres et influence les orientations. Une situation qui rappelle les dérives des régimes autoritaires où les contre-pouvoirs sont affaiblis.

Un cadeau empoisonné pour Macron ?

L'opposition y voit une stratégie du président pour verrouiller les institutions avant 2027. Une manœuvre qui s'inscrit dans un contexte de crise démocratique, alors que la défiance envers les élites politiques ne cesse de croître. La France insoumise appelle à une réforme constitutionnelle pour éviter de telles nominations.

La défense maladroite du gouvernement

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a tenté de minimiser l'impact en évoquant une décision collégiale. Une argumentation jugée trop légère par les observateurs, alors que le rôle du président de la Cour des comptes est central.

Un symbole de la dérive macroniste ?

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de concentration du pouvoir sous la présidence Macron. Une tendance qui inquiète les défenseurs de la démocratie, alors que l'exécutif semble affaiblir méthodiquement les contre-pouvoirs.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (1)

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EdgeWalker

il y a 1 semaine

Noooon sérieux ??? Amélie de Montchalin à la Cour des comptes ??? C'est juste un coup pour la remercier de sa loyauté, genre on s'en fiche de l'indépendance des institutions... Pfff...

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