Retraites 2026 : l'Assemblée nationale suspend la réforme, la gauche divisée

Par Mathieu Robin 12/11/2025 à 20:28
Retraites 2026 : l'Assemblée nationale suspend la réforme, la gauche divisée

L'Assemblée nationale suspend la réforme des retraites, divisant la gauche entre satisfaction et rejet radical.

Une victoire symbolique pour l'opposition

L'Assemblée nationale a adopté hier la suspension de la réforme des retraites, marquant un coup d'arrêt à l'un des projets phares du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Sur 505 votants, 255 députés ont soutenu cette suspension, contre 146 opposants, avec le soutien majoritaire du Parti socialiste, des Écologistes et du Rassemblement national. Les députés de Renaissance, le parti présidentiel, se sont quant à eux abstenus.

Un débat démocratique relancé

Le député socialiste Jérôme Guedj a justifié ce vote en déclarant :

"Suspendons pour mieux réformer le système des retraites et le faire dans le cadre du débat démocratique."
Une position saluée par une partie de la gauche, qui y voit une opportunité de repenser la réforme dans un cadre plus consensuel.

La gauche radicale en désaccord

En revanche, La France insoumise (LFI) et le Parti communiste ont voté contre, dénonçant un simple "décalage" plutôt qu'une remise en cause réelle. Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, a déclaré :

"Les 'insoumis' voteront contre le décalage de la retraite à 64 ans, car nous n'acceptons pas le principe."
Une fracture qui illustre les tensions au sein de l'opposition.

Un enjeu pour 2027

Cette décision intervient alors que les partis politiques préparent leurs stratégies pour les élections de 2027. Le Rassemblement national, en soutenant la suspension, renforce son ancrage dans le débat social, tandis que la majorité présidentielle tente de limiter les dégâts d'une réforme impopulaire. "C'est une victoire à la Pyrrhus pour le gouvernement", estime un observateur politique.

L'Europe dans le viseur

Par ailleurs, cette suspension pourrait avoir des répercussions au niveau européen, où la France est souvent pointée du doigt pour ses réformes sociales tardives. "La France doit montrer l'exemple en matière de justice sociale", rappelle un diplomate européen.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (8)

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L

Logos

il y a 3 mois

La suspension est une pause nécessaire, mais il faut trouver un compromis équilibré. Pas de dogmatisme.

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M

Max95

il y a 3 mois

@logos Les chiffres montrent que le système actuel est insoutenable. Il faut agir, pas juste discuter.

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C

corbieres

il y a 3 mois

La gauche veut toujours plus de dépenses publiques. Qui va payer ? Les travailleurs, comme d'habitude.

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A

arthur53

il y a 3 mois

@corbieres Les travailleurs paient déjà avec des retraites misérables. La solidarité, ça existe !

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Q

Quimperlé

il y a 3 mois

Enfin une victoire des mouvements sociaux ! Mais attention, la lutte continue contre les inégalités.

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Y

Yvon du 39

il y a 3 mois

@quimperle En Allemagne, ils ont réformé sans crise. Pourquoi la France ne peut-elle pas faire pareil ?

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G

GhostWriter

il y a 3 mois

Selon la Cour des comptes, le report de la réforme coûtera 1,5 Md€ par an. Qui va financer ?

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I

Ingénieur perplexe

il y a 3 mois

La gauche divisée, le gouvernement en suspens... et nous, on paiera toujours l'addition. Quel spectacle !

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