"Sales connes" : Brigitte Macron s'en prend aux féministes après l'interruption du spectacle d'Ary Abittan

Par Mathieu Robin 08/12/2025 à 20:17
"Sales connes" : Brigitte Macron s'en prend aux féministes après l'interruption du spectacle d'Ary Abittan

Brigitte Macron s'en prend aux féministes après l'interruption du spectacle d'Ary Abittan, accusé de viol. La gauche dénonce des propos insultants.

Une sortie controversée de Brigitte Macron

Samedi soir, quatre militantes du collectif #NousToutes, portant des masques à l'effigie de l'humoriste Ary Abittan avec la mention "violeur", ont interrompu son spectacle aux Folies Bergère en scandant "Abittan violeur".

Le lendemain, alors qu'elle assistait à une représentation de l'artiste, Brigitte Macron a qualifié ces militantes de "sales connes", selon une vidéo publiée lundi. "S'il y a les sales connes, on va les foutre dehors !", a-t-elle lancé, provoquant une vive polémique.

Un soutien ambigu à l'humoriste

La Première dame a apporté son soutien à Ary Abittan, qui a exprimé sa peur face aux manifestations féministes. "J'ai peur", lui aurait-il dit. "S'il y a des sales connes, on va les foutre dehors", lui a-t-elle répondu, avant d'ajouter : "Surtout des bandits masqués".

Cette déclaration intervient alors que l'humoriste, accusé de viol en 2021, a bénéficié d'un non-lieu confirmé en appel en janvier 2024. Les féministes contestent régulièrement ses représentations, dénonçant un manque de sensibilité face aux violences faites aux femmes.

La gauche s'indigne

La députée La France insoumise Sarah Legrain a vivement réagi sur le réseau X : "Brigitte Macron insulte les féministes mobilisées contre la programmation par les Folies Bergère d'Ary Abittan accusé de viol. Un non-lieu n'efface pas la parole et les ITT d'une femme."

De son côté, l'entourage de Brigitte Macron a tenté de minimiser la portée de ses propos, affirmant qu'il s'agissait d'une "critique de la méthode radicale" des militantes. "Brigitte Macron n'approuve pas cette méthode radicale", a-t-on ajouté.

Un contexte politique tendu

Cette polémique intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement et les mouvements féministes, alors que la guerre des droites en France s'intensifie. Le président Emmanuel Macron, souvent critiqué pour son manque de fermeté face aux violences sexistes, pourrait voir son image fragilisée par cette affaire.

Les Folies Bergère, propriété du groupe Bolloré, sont également au cœur des critiques pour avoir maintenu la programmation de l'humoriste malgré les protestations.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (9)

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Anamnèse

il y a 1 mois

Personne ne gagne dans cette polémique. Les féministes radicales et les conservateurs bornés se tirent dans les pattes. Pathétique.

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Léo-79

il y a 1 mois

@anamnese C'est ça, le problème. Pendant qu'ils se battent, le peuple s'en fout. On a des vrais problèmes à régler, pas des querelles de bobos.

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Corte

il y a 1 mois

Brigitte Macron insulte les féministes, la gauche insulte Brigitte. La France, pays de la contradiction... On est mal barrés.

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Malo du 40

il y a 1 mois

Les deux camps ont tort. La présomption d'innocence est sacrée, mais les féministes ont aussi le droit de s'exprimer. Il faut du dialogue, pas des insultes.

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evercurious47

il y a 1 mois

Brigitte Macron parle de 'sales connes' mais elle, elle a le droit de dire n'importe quoi ? Les élites se croient tout permis !!!

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Renard Roux

il y a 1 mois

@evercurious47 Exactement ! La gauche veut nous faire taire mais dès qu'on leur répond, c'est l'indignation. Hypocrisie totale.

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Max95

il y a 1 mois

Selon l'INSEE, les violences conjugales ont augmenté de 12% en 2023. Le débat sur la présomption d'innocence est légitime, mais les victimes méritent aussi d'être entendues.

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Zeitgeist

il y a 1 mois

@max95 Tout à fait. Les chiffres de la Cour des comptes montrent que les plaintes pour violences sexuelles ont bondi de 15%. La justice doit avancer, mais sans lynchage médiatique.

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Lacannerie

il y a 1 mois

Brigitte Macron a raison de dénoncer ces féministes qui veulent censurer la culture au nom d'une idéologie. Ary Abittan est innocent jusqu'à preuve du contraire, et ces interruptions sont indignes.

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