Un parcours atypique marqué par les sacrifices
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, se livre dans un podcast vidéo sur son parcours politique, ses échecs et ses sacrifices. Un récit qui éclaire sa détermination à se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
Une enfance hors des sentiers battus
Né dans un contexte social modeste, Xavier Bertrand assume ne pas avoir eu le parcours traditionnel des élites politiques. « Je ne suis pas né du bon côté », confie-t-il, évoquant son absence de passage par Sciences-Po ou l'ENA. Son engagement précoce au RPR puis à l'UMP (devenus Les Républicains) l'a conduit à gravir les échelons, malgré les préjugés de classe.
« Le mépris des autres, c'est un manteau qui tient chaud l'hiver. Ça tombe bien, les hivers sont rudes dans les Hauts-de-France. »
Le poids du pouvoir et les regrets
Ministre entre 2002 et 2012, Xavier Bertrand reconnaît avoir « perdu pied » pendant cette période. « J'étais complètement dans cette spirale du pouvoir », avoue-t-il, évoquant des sacrifices personnels, comme avoir manqué la naissance de ses jumeaux en pleine réunion gouvernementale.
Il aborde aussi son combat contre le surpoids, un sujet tabou dans le milieu politique. « Ça fait 54 ans que je me bats contre mes problèmes de poids », révèle-t-il, dénonçant les régimes dangereux qu'il a testés.
2027, l'épreuve de vérité
Xavier Bertrand se prépare à une nouvelle candidature présidentielle, après sa « brillante défaite » lors de la primaire LR en 2022. « Je ne suis pas l'éternel candidat », assure-t-il, tout en critiquant l'ascension du Rassemblement national. « Si certains veulent aller chez eux, qu'ils y aillent ! »
Son discours vise clairement à rassembler la droite modérée face à la menace d'une alliance avec l'extrême droite, un enjeu crucial dans le contexte actuel de « guerre des droites ».
Un appel à l'union face à l'extrémisme
Alors que les sondages donnent le RN à 35 %, Xavier Bertrand alerte sur les risques d'une victoire de Jordan Bardella. « Je me battrais de toutes mes forces pour éviter Mélenchon-Bardella », déclare-t-il, soulignant la nécessité d'une droite républicaine unie.
Dans un paysage politique fragmenté, son témoignage rappelle que la démocratie locale et nationale ne sauraient se construire sans sacrifices, mais aussi sans lucidité sur les dérives du pouvoir.