Budget 2026 : La droite et l'extrême droite sabotent les dépenses publiques, le gouvernement sous pression

Par Anachronisme 10/01/2026 à 16:30
Budget 2026 : La droite et l'extrême droite sabotent les dépenses publiques, le gouvernement sous pression

Budget 2026 : La droite et l'extrême droite rejettent les dépenses publiques, le gouvernement sous pression pour trouver un compromis.

Un rejet symbolique des dépenses publiques

Les députés de la commission des Finances ont rejeté, samedi 10 janvier, la partie dépenses du budget de l'État, confirmant ainsi le blocage persistant des discussions budgétaires. Cette décision intervient après le rejet, la veille, de la partie recettes, dans un contexte de tensions politiques exacerbées.

Une opposition frontale de la droite et de l'extrême droite

Les groupes RN, LFI, Ecologiste et LR ont voté contre le texte, tandis que le PS, le MoDem et Renaissance se sont abstenus. Une absence notable a marqué les débats : les groupes Liot, Horizons, UDR et GDR étaient absents lors du vote, un signe supplémentaire de la crise de la démocratie locale qui fragilise les institutions.

Un budget en péril malgré les négociations

Le texte, examiné en nouvelle lecture après l'échec des discussions en première lecture en décembre, sera débattu dans l'hémicycle à partir de mardi et jusqu'au 23 janvier. Les débats de la commission, bien que consultatifs, révèlent les difficultés du gouvernement à trouver un consensus. Le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait être contraint d'utiliser le 49.3 ou des ordonnances pour faire passer le budget.

Les propositions de rabots rejetées

Le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR), avait proposé un rabot général visant à réduire les crédits de toutes les missions budgétaires, à l'exception des fonctions régaliennes. Son objectif : dégager environ 6,2 milliards d'euros d'économies. Cependant, cette mesure a été rejetée en bloc, notamment sur les missions Éducation et Écologie, priorités du PS.

Un budget sous tension dans un contexte de crise

Ce rejet intervient dans un climat de crise des finances publiques, aggravée par les tensions internationales et les défis économiques. La France, engagée dans une politique de rigueur budgétaire, voit ses marges de manœuvre réduites face à des oppositions politiques radicalisées. Les débats à venir dans l'hémicycle pourraient bien déterminer l'avenir du budget 2026, dans un pays où la crise de la jeunesse et les inégalités sociales s'accentuent.

Un pacte de non-censure en question

Les discussions en commission n'ont pas permis d'entrevoir les termes d'un éventuel pacte de non-censure entre le gouvernement et le PS. Cette absence de compromis pourrait pousser le gouvernement à recourir à des mesures exceptionnelles, comme le 49.3, risquant d'accroître les tensions politiques.

Un budget qui divise la majorité

La majorité présidentielle, déjà fragilisée par les divisions internes, voit son unité mise à l'épreuve. Le gouvernement Lecornu II devra naviguer entre les exigences de rigueur budgétaire et les attentes sociales, dans un contexte où la crise agricole et la crise de la sécurité pèsent lourdement sur l'opinion publique.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (12)

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Claude54

il y a 10 heures

Ah ouais, et du coup, on va encore se retrouver avec un budget de bric et de broc. Génial.

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I

Ingénieur perplexe

il y a 10 heures

Le vrai problème, c'est que personne ne veut parler des réformes structurelles. On préfère jouer à qui a la plus grosse sur les dépenses courantes. Ironique, non ?

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G

germinal

il y a 11 heures

Mon pote m'a raconté que dans les années 90, c'était pareil. Rien ne change jamais en politique. Franchement, à quoi bon voter ?

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L

Le Dubitatif 2022

il y a 11 heures

Mouais... comme d'hab, chacun joue sa partition. Bof.

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B

Ben_440

il y a 11 heures

Le problème, c'est qu'aucun parti ne veut assumer les choix difficiles. La droite veut couper sans dire où, la gauche veut dépenser sans dire comment. Bref, on tourne en rond.

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C

Carcassonne

il y a 11 heures

@ben-440 Exactement !!! Et du coup, c'est toujours les mêmes qui trinquent... pfff

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W

WaveMaker

il y a 12 heures

Le gouvernement est en train de se faire niquer par l'opposition. Fin de l'histoire.

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W

WordSmith

il y a 12 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent nous faire croire que c'est normal de couper dans les services publics ??? LOL

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D

dissident-courtois

il y a 13 heures

La droite et l'extrême droite veulent juste saboter le gouvernement. Point.

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L

Loïc-29

il y a 13 heures

En Allemagne, ils ont réussi à trouver un compromis sur le budget en 2024 en acceptant de réduire certaines dépenses mais en gardant l'essentiel. La France pourrait s'en inspirer...

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Marguerite de Corse

il y a 13 heures

@loic-29 Oui mais l'Allemagne a une culture du compromis bien plus ancrée. Ici, c'est la guerre politique permanente. Bref, on est mal barrés...

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R

Raphaël63

il y a 13 heures

La droite et l'extrême droite bloquent tout, mais est-ce qu'ils ont vraiment une alternative crédible ? Ou c'est juste de la démagogie ? @loic-29, tu en penses quoi ?

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